Mille et un sentiers

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jeudi 22 octobre 2009

Patrick Süskind: le Parfum

Chez le Livre de Poche, 280 pages, 5 euros 50

leparfum

Résumé Amazon.fr:

Le bâtard qui voit le jour dans le quartier le plus nauséabond de Paris s'appellera Grenouille, étrange nom guttural dont Gaillard (sa nourrice) et Grimal (le tanneur qui l'emploie à des tâches répugnantes) se font les échos, comme si la marginalité appelait forcément la marginalité. C'est donc dans la fange parisienne du XVIIIe que Grenouille, né sans parents ni amour, sans racines ni odeur, mène une vie de nomadisme olfactif, volant les odeurs, les imaginant, les recréant pour les infuser au monde entier. Sans distinction hiérarchique, il se pénètre de la moindre senteur, tout d'abord frénétiquement, puis avec méthode, pour finalement se livrer à un projet démiurgique et vampirique. Dans ce voyage jusqu'aux confins de l'imagination à la fois poétique et morbide, Süskind nous entraîne sans repos à la suite de son héros monstrueux, véritable buvard des essences dont l'ultime expérience revêt presque un caractère généreux et mystique. --Sana Tang-Léopold Wauters

Quatrième de couverture:

" A vue de nez, un chef-d'oeuvre. " (Bernard Pivot) " Dans la France du XVIIIe siècle, un nabot nommé Grenouille découvre le meilleur parfum du monde. De cette idée feuilletonnesque, saturée de détails et de cascades ethno-olfactives, Patrick Süskind, jeune romancier munichois, a fait le Parfum, le nouveau best-seller européen. " (Patrick Mauriès, Libération) " Encore un exploit, cette exaltation de l'exhalaison, dont seules sont capables l'écriture et la lecture, à l'exclusion de tout autre art ! " (Bertrand Poirot-Delpech, Le Monde) " Un conte, philosophique sans en avoir trop l'air, qui exhale un fort parfum de talent et d'originalité. " (Pierre Démeron, Marie-Claire) " Tout le monde a déjà envie de lire ce parfum étrange qui restera unique dans la littérature d'aujourd'hui. " (Sylvie Genevoix, Madame Figaro) --Ce texte fait référence à une édition épuisée ou non disponible de ce titre.

Mon avis:

Le personnage est un anti-héros assez étonnant et déroutant. Rien n'est véritablement fait pour qu'il plaise au lecteur, si ce n'est par son génie des senteurs. Évidemment qui dit génie dit "fou" et j'ai apprécié l'absence de frontière entre l'un et l'autre chez le dit Grenouille. L'impression de lecture est réellement celle véhiculée par les critiques du livre: à chaque page, senteurs, puanteurs, parfums, bref en un mot odeurs de tout acabit viennent emplir nos narines ou du moins la mémoire qu'on en a et j'ai trouvé que cette présence -mentale- de l'odeur intelligemment rendue. C'est à mon sens l'expérience la plus intéressante à la lecture que l'histoire même du personnage principal. Celui-ci reste cependant intéressant même s'il devient très vite détestable tout autant qu'admirable...

Un livre à avoir lu en somme!

(que peut-être je suis une des rares à avoir lu si "en retard" et je ne parle pas du film que je n'ai pas vu!)

Bonne journée à vous tous et merci de votre visite! :)

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vendredi 16 octobre 2009

John Fante: Mon chien Stupide

Éditions 10/18, 192 pages, 6 €

Mon_chien_stupide

Résumé Amazon.fr:

Coincé entre une progéniture ingrate et un talent de plus en plus incertain, le personnage principal de Mon chien stupide oscille entre un cynisme salvateur et des envies de fuite. Fils d'immigrés italiens, il caresse le rêve d'un retour à ses racines, fantasmant sur une vie paisible aux terrasses des cafés de la Piazza Navona à Rome. Mais pour l'heure, il faut courir le cachet, écrire des scénarios médiocres pour des séries télé affligeantes... ou le plus souvent aller encaisser un chèque des allocations de chômage. L'existence tumultueuse de la famille est bouleversée lorsqu'un gigantesque chien décide de s'installer dans la maison, pour le plus grand bonheur de l'auteur raté mais au grand dam du reste de sa tribu. Mon chien stupide est une tragicomédie de la crise individuelle : crises d'adolescence à retardement, démon de midi, couple en déliquescence. John Fante signe ici un roman touchant, débordant de compassion et d'acide lucidité. --Lenaïc Gravis et Jocelyn Blériot   --Ce texte fait référence à une édition épuisée ou non disponible de ce titre.

Quatrième de couverture:

« Si vous avez des idées noires, plongez-vous dans Mon chien Stupide. Vous en sortirez revigoré. Le nouvel avatar de Fante, alias Bandini, est un quinquagénaire, vivant sur le bord du Pacifique avec sa femme et ses quatre enfants qui le font tourner en bourrique. Il recueille un énorme quadrupède, Stupide, un chien étrange qui complète la maisonnée. C'est à la fois drôle, ironique, tragique, bouleversant et merveilleusement écrit. A lire de toute urgence. » Pierre Roudil, Figaro Magazine

Mon avis:

D'un humour fait essentiellement de l'ironie des choses de la vie et des situations embarrassantes créées par le chien, sans parler du cynisme du personnage principal, ce livre a été un plaisir à lire et j'ai beaucoup apprécié la mise en avant de cette famille traditionnelle américaine (ceux qu'on appelle les W.A.S.P.), ses travers et ses incohérences, le chien n'étant en fait qu'un prétexte. Le personnage de l'écrivain raté (ou presque) n'est de prime abord pas intéressant, puis on se demande tout de même dans quel pétrin il va achever de se mettre en accueillant ce chien si particulier, si... Stupide! En somme, un divertissement très correct qu'on pourrait aujourd'hui comparer un peu à un épisode d'une série américaine du style Desperate housewives (disons ici donc un Desperate husband/ father...).

Bonne journée à vous et... bonne(s) lecture(s)!

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samedi 5 juillet 2008

Le Troisième testament, par Xavier Dorison et Alex Alice

Prenez un scénariste prometteur (Xavier Dorison), ajoutez-lui un dessinateur et co-scénariste non moins talentueux, saupoudrez enfin d'une piquante trame mêlant Histoire, religion et ésotérisme, mélangez le tout et vous obtenez un des chefs-d'œuvre de la BD française de la dernière décennie (à mon sens bien entendu!).

Entre 1997 et 2003, ce sont ainsi quatre tomes qui sont sortis au compte goutte, avec une attente de plus en plus grande après chaque tome pour les fans. Car le premier tome, Marc ou le Réveil du lion, a vite été un phénomène dans le milieu: plébiscité par les lecteurs et surtout par la critique, cela a été un réel succès. L'engouement est tel que les séries de bandes dessinées sur le thème de l'histoire et de l'ésotérisme voient le jour, surfant sur la vague, dont au moins Le Triangle Secret (Didier Convard) et le Décalogue (Frank Giroud) qui ont tout deux connu un très grand succès également.

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Couverture du tome 1: Marc ou le Réveil du lion

Les ingrédients du succès sont simples mais intelligemment mis en place. Les auteurs se sont extrêmement bien documenté et ont puisé leurs source au cœur même de la réalité historique, deux des personnages principaux étant sortis tout droit de l'Inquisition (Conrad de Marbourg et Le Comte de Sayn). Un manuscrit, celui d'Elisabeth d'Elsenor, a été à la base du projet et a donné crédit au réalisme des personnages. Mais c'est avant tout la religion chrétienne qui a fait l'objet de recherches approfondies de la part des auteurs et c'est leur interprétation qui vient enrichir le récit.

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Couverture du tome 2: Matthieu ou le visage de l'ange

Autre point fort: la mise en situation du récit à un moment où l'histoire prend un tournant notamment pour les Templiers qui font également partie du casting. De l'aventure, un soupçon d'archéologie, un peu d'amour, une théatralisation et une mise en scène dignes de l'héroïc-fantasy, il ne manque à vrai dire que l'humour à ce récit, caractéristique qui se prêtait fort peu au sérieux de la trame. Je vous le dis en toute honnêteté: Conrad de Marbourg c'est un peu Sean Connery, le fameux troisième testament c'est presque le livre interdit du Nom de la Rose, et le cadre également celui de l'Inquisition tout comme dans le roman d'Umberto Eco. Connaissant le succès de ce roman et celui de l'adaptation cinématographique, il n'est pas étonnant que cette bande dessinée ait attiré autant.

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Couverture du tome 3

A vrai dire, je vois peu d'imperfection à cette série qui s'assombrit au fil des tomes jusqu'à ce que le rideau tombe définitivement. Certaines planches sont tout simplement des chefs d'œuvre, notamment une planche en double page (premier tome) où l'on voit la cathédrale de Notre Dame en plongée vertigineuse. Et que dire des couvertures, premières et quatrièmes. Le contenu quant à lui aspire à la réflexion sur la chrétienté et apporte une nouvelle pièce au puzzle que constitue cette religion et ses mystères parfois dignes d'une sorte de théorie du complot, où l'on nous cacherait la réalité.

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Couverture du tome 4: Jean ou le jour du corbeau

Si vous aimez donc le Moyen-Age, l'ésotérisme, la religion, l'aventure, Sean Connery les personnages forts, mystérieux et charismatiques, les énigmes et puis quand même si vous aimez les beaux dessins, les belles perspectives et vous plonger dans une atmosphère bien particulière, vous ne pourrez passer à côté du Troisième Testament. Et si vous l'avez déjà lu, peut-être pourrez vous encore vous y replonger avec plaisir... ce que pour ma part je ferai sans doute encore et encore , ne me lassant pas.

Site officiel de la série: Le Troisième Testament

Bonne journée à tous!

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vendredi 20 juin 2008

"Maus: un survivant raconte" par Art Spiegelman

Quand j'ai eu droit à des infiltrations dans le dos au mois d'avril, j'avais pour obligation de rester couchée pendant au moins 48h (ou du moins d'être en "repos total"). Ce fut l'occasion pour moi de bouquiner un peu plus et cela tombait plutôt bien car j'avais pris beaucoup de retard dans la lecture des dernières bandes dessinées que collectionne mon mari!
Mon choix s'est arrêté sur Maus: un survivant raconte par Art Spiegelman. Cette édition en deux tomes, Mon père saigne l'histoire et Et c'est là que mes ennuis ont commencé, met en scène un père -juif polonais- faisant part de son propre vécu de l'holocauste à son fils qui se cherche à travers lui.

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Si la forme est la bande dessinée à son état brut: dessin presque naïf, traits simples, monochromie, le fond est très dense et renvoie presque au roman ou à l'autobiographie plutôt qu'à la bande dessinée elle-même. Ceci explique peut-être pourquoi cette œuvre a été la seule bande dessinée à avoir jusqu'à présent reçu le Prix Pulitzer (en 1992). L'œuvre est empreinte de beaucoup d'ironie, de tendresse aussi par moments, mais elle est surtout d'une noirceur terrible car la survie du père entraîne paradoxalement son fils dans l'obscurité et la frustration. La description des événements menant à l'holocauste puis celui-ci sont décrits sans fard, de manière sobre et crue. Pour des raisons d'identification, les Juifs sont des souris ("Maus" en allemand), les Allemands des chats, les Américains des chiens...

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Le plus dur à admettre à la lecture, c'est la "chance" inouïe du père Spiegelman d'avoir survécu alors que beaucoup autour de lui ont péri, alors qu'une fois sorti du camp de concentration, rien n'était terminé. La chance...? En fait, oui et non, car vous apprendrez en lisant l'histoire combien la particularité du caractère du père a aussi joué en sa faveur. Ce qui fait qu'à la fin de la dernière page, j'ai broyé du noir pendant quelques jours: comment à la place du père aurais-je pu survivre? Et de me projeter en me disant que jamais je n'aurais pu voir la victoire des Alliés à l'époque, tant il fallait avoir de la jugeote, être perspicace et avoir la bonne fortune de son côté...

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Belle leçon de vie ou plutôt de survie donc, sans morale toutefois, car Art Spiegelman met en avant non seulement les qualités mais aussi les nombreux défauts du père et qui ont cependant été nécessaires à sa survie: dissimulation, paranoïa, égoïsme, radinerie... On ne peut qu'être touché par les personnages et la relation entre père et fils. Voilà deux hommes parmi tant d'autres qui ont réussi à survivre au pire, chacun à leur manière, pour nous transmettre aujourd'hui leur héritage, qui quelque part nous appartient aussi à tous.

 

C'est donc sans réserve que je vous encourage la lecture de Maus: plus qu'une BD, un livre d'histoire, un livre philosophique, une leçon sur l'humanité, à mettre entre toutes les mains pour "ne pas oublier".

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mercredi 11 juin 2008

Le Monde de Narnia

J'ai enfin terminé le gros recueil contenant les romans du Monde de Narnia par C.S. Lewis, que m'a gracieusement prêté ma belle soeur depuis des lustres à peu près euuuh disons plusieurs mois (cela ferait-il déjà un an???). Il faut dire qu'entre une lecture et encore une autre et des activités en vrac, je mets un temps fou à bouquiner, déjà qu'en temps normal je suis d'une lenteur infinie (valable aussi pour le reste des activités, ceci expliquant cela!)

Bref, venons-en à ce que je pense du recueil.

Et bien je suis presque "heureuse" d'avoir mis autant de temps à le lire et à savourer, bien que les récits soient très inégaux et empreints d'une dimension judéo-chrétienne (on voit là les influences de l'auteur) qui est de plus en plus forte au fur et à mesure du récit. Contrairement à Tolkien qui envisageait un mythe plus proche du folklore germano-scandinave comme nouvelle mythologie (celle de la Grande Bretagne), C.S. Lewis préfère prendre la Bible voire Homère et son Odyssée comme influence. Il faut donc retenir le "défaut" habituel des romans qui ont tendance à se baser sur les mythes, c'est à dire un fort manichéisme. Il est toujours question de clans qui s'affrontent, de gentils et de méchants. Cela s'explique aisément par le fait que Le Monde de Narnia propose également un récit très proche du conte, avec les caricatures qu'on leur connaît. Cependant, il y a fort heureusement des variations au sein des intrigues qui enrichissent le texte et font parfois oublier les poncifs du conte, du mythe et du fantastique, même si la morale n'est jamais bien loin.


mondenarnia


Mis à part ces considération littéraires, pour ne parler que des impressions à la lecture, pour moi cela a été plutôt agréable. Cela se lit bien, très bien, nettement mieux que Tolkien dont le style semble plus lourd (ou est-ce la traduction française?). L'inconvénient c'est que je suis parfois restée sur ma faim, comme lors de la lecture du Prince Caspian, qui est sans doute un des récits qui m'a le plus déçue.

A mon sens, les récits à retenir sont Le neveu du magicien, Le Lion, la Sorcière Blanche et l'Armoire magique ainsi que l'Odyssée du Passeur d'Aurore. Le premier récit a le mérite de raconter la genèse de Narnia, et je ne comprends pas qu'une partie de ce récit ne soit pas apparue dans l'adaptation cinématographique... Le deuxième récit est sans doute celui qui est le plus proche de l'héroïc-fantasy et du mythe (mais le dernier récit, La Dernière Bataille, est également bien placé en terme de "mythe"), les personnages introduits étant plutôt imposants: la sorcière, plus puissante que jamais, Aslan et les enfants Pevensie qui auront un rôle important dans la quasi totalité des récits. La troisième histoire est l'une des plus originales à mon sens, car comme son nom l'indique, c'est une odyssée qui est à rapprocher fortement de celle d'Ulysse. Les parallèles entre Narnia et les récits de notre propre monde sont nombreux et celui-ci est l'un des plus frappant. C'est également celui qui est le plus proche du roman d'apprentissage grâce au personnage d'Eustache, et celui qui est le plus inventif vis-à-vis des créatures et des îles visitées, avec là également plusieurs clins d'œil au folklore et aux légendes (les dragons) et aux contes (le lac qui transforme tout en or, un peu à l'image du Roi Midas, ou à rapprocher des pouvoirs de la Pierre Philosophale).

L'histoire la plus proche du conte (et qui en devient un peu après au sein même de l'histoire de Narnia) est celle du Cheval et son Ecuyer. Un peu différente des autres par le fait qu'elle se situe dans un pays ressemblant au Sahara avec un peuple, les Calormènes, qui vit dans ces contrées et rêvent de conquérir Narnia. A ce propos, c'est ce qui est plus discutable dans le recueil, le peuple des Calormènes est systématiquement perçu comme l'incarnation d'un des nombreux maux de Narnia (avec notamment certains géant, les sorcières, etc) et je ne peux m'empêcher de faire le rapprochement entre les Croisés et la Guerre Sainte, tant la confrontation entre les deux peuples est ressemblante. La divinité qu'adorent les Calormènes n'est d'ailleurs pas sans rappeler celles des Babyloniens (et d'autres peuples de la même région) ainsi que celles des Egyptiens qui, je le rappelle à tout hasard, sont tous deux ennemis jurés du peuple Hébreux de la Bible, mais je vous fais grâce de toutes ces histoires (qui sont très intéressantes cependant et -à mon avis- à connaître).

Bien. Je m'aperçois que je "déborde"!

Enfin... pour faire plus court, voilà une lecture qui aura été des plus agréables, quoi qu'on en dise. Maintenant, seul l'avenir dira si elle aura été marquante, gage que la lecture aura été meilleure encore!

Et pour les cinéphiles, je rappelle que la sortie de l'adaptation du Roi Caspian sort le 25 juin prochain dans les salles.

Posté par _Nouillette_ à 08:00 - Dans la bibliothèque - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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