Mille et un sentiers

Nature * Culture * Photo * Rando Expériences de ciné, lecture, photo; promenades diverses par monts et par vaux; (re)découverte de la nature et ses petits trésors; tests culinaires et loisirs créatifs...

mardi 6 octobre 2009

Ciné: Démineurs & Mary et Max

Hier donc c'était ciné et si au départ mon mari (François) et moi nous étions sensés regarder Un prophète et District 9 il y a quelques temps, avec les nouvelles sorties ciné nous avons complètement revu notre sélection et opté pour des films mieux critiqués et plus intrigants, à savoir: Démineurs de Kathryn Bigelow ainsi que le long métrage animé (en pâte à modeler) Mary et Max de Adam Elliot. Voici, après un résumé, ce que j'en ai pensé.

Démineurs, de Kathryn Bigelow avec Jeremy Renner, Anthony Mackie, Brian Geraghty et aussi Guy Pearce, Ralph Fiennes, David Morse, Evangeline Lilly...

demineurs

Synopsis (Allociné):

Bagdad. Le lieutenant James est à la tête de la meilleure unité de déminage de l'US Army. Leur mission : désamorcer des bombes dans des quartiers civils ou des théâtres de guerre, au péril de leur vie, alors que la situation locale est encore... explosive.

Ce film est une excellente surprise. Assez peu médiatisé, bizarrement, c'est pourtant un film au ton très juste et qui évite l'enfermement complet dans le pur film de guerre ou d'action grâce au travail sur la psychologie des personnages principaux. Histoire sans véritable but mais avec pour fil conducteur celui pour les protagonistes de permettre la survie du plus grand nombre -et par ailleurs la leur- le film met en avant à la fois la situation quotidienne et souvent difficile de ces démineurs en pays hostile mais aussi celle de la population prise en otage, la paranoïa quasi-permanente, une conscience de la mort partout présente et parfois la soif d'adrénaline, le tout dans une tension sans cesse renouvelée. Tout cela est superbement porté par trois jeunes acteurs peu connus du grand public et habitués plutôt à de petits rôles, secondés par l'es courtes apparitions de stars ayant déjà fait leurs preuves comme Ralph Fiennes (The Reader, The Constant gardener ou encore Le patient anglais), Guy Pearce (LA Confidential, Priscilla folle du désert, Memento) ou David Morse (L'Armée des 12 singes, La Ligne verte...). Il est à noter qu'une des scènes est particulièrement difficile à regarder mais le stress viendra en majeure partie du suspense dégagé tout au long du film; si vous êtes pris dans l'histoire, peut-être saisirez-vous ainsi complètement le propos de la réalisatrice qui décidément sait très bien filmer l'action.
Pour spectateur averti et prêt à subir le stress de ce type de film.

*** *** ***
Afin de changer de registre en quittant le cinéma un peu plus "reposés" disons, nous somme ensuite allés voir Mary et Max, film d'animation australien et dont à vrai dire, le doublage prestigieux n'aura d'intérêt que si vous allez voir le film en VO... (voir affiche)

marymax

Synopsis (Allociné):

Sur plus de vingt ans et d'un continent à l'autre, Mary et Max raconte l'histoire d'une relation épistolaire entre deux personnes très différentes : Mary Dinkle, une fillette de 8 ans joufflue et solitaire, vivant dans la banlieue de Melbourne, en Australie, et Max Horowitz, un juif obèse de 44 ans, atteint du syndrome d'Asperger et habitant dans la jungle urbaine de New York.

Je ne vais pas m'étendre car ce film est tout simplement un petit bijou de justesse, de poésie, d'émotion (sans toutefois en faire des caisses) comme il est donné d'en voir trop rarement au cinéma, tout genre de films confondus. J'ai ressenti la même chose qu'au visionnage de Persépolis, avec la présence de ce même humour pour illustrer des situations si dramatiques et tristes, une tendresse infinie; on ne peut que se prendre d'amour pour les personnages, qu'ils soient "couleur gadouille" ou tout gris... Un véritable bonheur pour la cinéphile que je suis.

*** *** ***

Prochaines séances... je ne sais pas ! Mais j'espère le plus tôt possible: j'ai envie de faire le plein de ciné avant de ne plus pouvoir trop bouger!
Merci pour tous vos commentaires notamment sur la bannière, je suis ravie qu'elle vous plaise. Merci aussi pour mon gros pépère Celtic. =^^=
Bonne après-midi / soirée à tous et pour ceux que cela concerne: bon ciné!

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mercredi 26 août 2009

Ciné: Là-haut / Numéro 9

Pour une fois nous avons tenté le ciné le lundi! On a bien fait car pas de queue (même aux bornes c'est la galère) et pour la pause déjeuner, peu de monde au restaurant donc service rapide et au moins on était au frais (oui parce que d'habitude on mange vite fait dans la voiture mais là par la chaleur épouvantable qu'il fait dans le sud c'est le coup de chaleur assuré!).

Bref, on a été voir deux films d'animation: le dernier Pixar / Disney, Là-haut et puis une production de Tim Burton, Numéro 9. Mes impressions:

Là-haut

Mr Fredericksen entreprend à un âge avancé de réaliser -enfin!- ses rêves de jeunesse. Évidemment, plusieurs événements indépendants de sa volonté vont pimenter son voyage et par là-même inculquer au vieux monsieur une belle leçon sur la vie...

la_haut

Même si le film est très gentillet dans les grandes lignes, se voulant avant tout familial (on peut comprendre, Pixar et Disney travaillant ensemble), il y a quelques moments d'émotion et surtout beaucoup d'humour qui ne sont absolument pas déplaisants par les temps qui courrent! Certaines scènes valent leur pesant de cacahuètes. Moins décalé que Les Indestructibles, un des rares Pixar à mettre en avant des personnages humains (Wall E ou Ratatouille les proposant en second plan), cette nouvelle mouture se laisse agréablement regarder et apprécier. Le seul bémol de cette séance venant finalement des deux gamins assis non loin de mon mari et moi dans la salle, l'un d'entre eux ayant manifestement déjà vu le film et s'empressant de commenter avant chaque scène si ce qui allait se passer était drôle, etc.

***

Numéro 9

Sur une Terre ravagée par les guerres, un petit pantin, "Numéro 9" s'éveille au monde et cherche à comprendre ce qui se passe autour de lui. Il ne sait pas encore qu'il est le dernier maillon d'une équipe destinée à une mission capitale pour sauver la planète...

numero9_affiche

L'univers visuel est assez bluffant il faut l'avouer, bien qu'oscillant entre le glauque et le macabre. Pour ces raisons personnellement je n'emmènerais pas les très jeunes enfants voir ce film, d'autant que malgré le fait que les personnages soient des "machines", certaines scènes sont physiquement violentes (là je parle de la vitesse des images, pas des actes en eux-même, encore que).

Le film est bourré de références cinématographiques ou littéraires. Dès la première scène on pense à Tim Burton (en même temps c'est un des principaux producteurs du film, ce n'est donc pas anodin) et puis il y a d'autres références, voulues ou non: L'étrange Noël de Monsieur Jack (un des personnages fait penser à Oogie Boogie), SOS fantômes, Terminator, Matrix et de nombreux romans de SF sur les machines, robots, androïdes qui ont inspiré en partie les derniers films pré-cités...

L'humour n'est pas vraiment présent, le sujet du film étant aussi sombre que les décors. J'ai trouvé qu'il y avait un fond religieux assez présent tout du long (sans doute dû au côté manichéen de l'histoire), le paroxysme de ce thème étant situé à la fin du film, facilement résumable par une phrase (que je tairai évidemment pour ceux qui ne l'ont pas encore vu). Niveau scénario rien d'original (vu où l'inspiration a été prise il aurait été difficile de faire autrement), de même qu'au niveau des dialogues, je me suis donc mise à bailler plusieurs fois. Mais l'exercice de style en lui-même est réussi! Je suis donc partagée sur ce film...

***

C'est tout pour aujourd'hui!

Rien de prévu prochainement au ciné, à voir au fil des sorties... Pour l'instant j'aurai vu un total de 16 films durant l'année 2009, pas mal!

A très bientôt et... bon ciné! ;)

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vendredi 7 août 2009

L'Age de glace 3 ; Harry Potter et le Prince de sang-mêlé

A tous ceux qui ne les ont encore vu, voici les deux "blockbusters" de l'été 2009 !

Faut-il encore que je présente les personnages de l'Age de glace et ceux de Harry Potter? Allez on va dire que non! Donc droit au synopsis de chaque film!

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L'Age de glace 3 - Le temps des dinosaures: si vous avez suivi la série, vous avez appris que Manny le mammouth est en couple avec Ellie; ils attendent leur premier rejeton! Diego le tigre à dent de sabre voit sa jeunesse (et son aptitude à la chasse) s'enfuir avec le temps qui passe et Sid le paresseux de son côté se sent de plus en plus exclu du groupe et cherche par ses propres moyens à fonder sa famille. Tant et si bien que par un drôle de hasard, il découvre 3 oeufs étranges qu'il s'empresse d'emporter avec lui afin de mettre en pratique ses aptitudes à la paternité. Ce qui évidemment va révéler des surprises inattendues pour tout ce petit monde! Pendant ce temps, Scrat l'écureuil voit son coeur balancer entre son unique trésor, le fameux gland d'arbre, et une femelle écureuil très rusée...

Mon avis: ce qu'il y a de bien avec l'Age de glace, c'est que c'est n'importe quoi, comme d'habitude! C'est pas compliqué: dès que Sid et Scrat sont dans les parages déjà tout part en vrille, on y ajoute les deux opossums, frères d'adoption d'Ellie et un tout nouveau personnage, Buck la fouine et alors c'est parti pour les blagues en tout genre et le délire! Donc forcément, moment de détente. Un regret, récurrent dans le cinéma d'animation: l'anthropomorphisme beaucoup trop fort vis-à-vis du couple de mammouths et de leur petit (entre autres choses). Ce qui fait qu'aux parents qui ont l'intention de voir le film avec leurs enfants, je conseillerais de se préparer à une batterie de question sur l'enfantement, comment le papa et la maman ont fait le petit mammouth, comment naît le petit mammouth, etc...

Durée: 1h35 - Projeté dans 599 salles dont 56 en version 3D - Film à partir de 6 ans.

HP6

Harry Potter et le Prince de sang-mêlé (épisode 6 de la série): Harry entame sa sixième année à Poudlard alors que les forces de Voldemort s'étendent sur le monde de la magie et des Moldus. Cette année, un nouveau professeur de potion, Mr Slughorn aura des révélations à faire, tandis que Rogue prendra la place tant convoitée de professeur de défense contre les forces du mal et fera de son mieux pour tenir son rôle auprès des Mangemorts. Cette année est également celle où les 3 personnages principaux, Harry, Ron et Hermione, vont en savoir un peu plus sur leurs sentiments amoureux...

Mon avis: bon. C'est pas le meilleur de la série. Meilleur que l'épisode précédent cependant, bienqu'il y ait un cruel manque d'action. Paradoxalement, le rythme du film est correct et les dialogues ainsi que l'humour présents doivent y être pour beaucoup, le doublage français lui, comme à son habitude, alourdissant toujours un peu les scènes, bien malheureusement. Mais le film s'en sort honorablement et se laisse regarder sans trop de souci. On regrettera d'autre part que le personnage de Rogue n'ait pas plus de consistance ici, vu son importance au niveau de toute la série. Egalement l'absence de scène de bataille dans Poudlard, suggérant celle à venir dans le dernier tome. Un problème de budget probablement... Il reste donc un petit goût d'inachevé mais je trouve que cela reste correct compte tenu du fait que c'était probablement un des tomes les plus pénibles à adapter au cinéma car d'une lenteur infinie. Bon et bien vivement la suite tout de même!

Durée: 2h32 - Projeté dans 687 salles dont 1 en 3D.


Bon ciné à tous!

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mercredi 22 juillet 2009

Ciné: Public enemies / Very bad trip

Juste un peu de ciné vite fait en passant!
Jeudi dernier j'ai pu voir Public Enemies ainsi que la comédie Very bad trip.

J'ai été assez déçue par Public Enemies. Réalisé par Michael Mann, avec Johnny Depp, Christian Bale, Marion Cotillard...

public_enemies

Le film retrace les quelques hauts faits criminels du gangster John Dillinger (années 30), son amourette avec Billie Frechette et enfin sa poursuite par le FBI mené par l'agent Melvin Purvis. Réalisation très classique donc plutôt inhabituelle venant de Mann mais on reconnaît la petite touche de caméra à l'épaule. J'ai trouvé le traitement du personnage principal (Dillinger donc) assez léger pour ne pas dire fade. Le rendu du personnage et l'interprétation ne suffisent pas à le rendre attirant, il est dépourvu de charisme, enfin à mon goût. En revanche, l'agent du FBI campé par Christian Bale a beaucoup plus d'intérêt, de même que tout ce qui tourne autour de l'organisation du FBI, qui prend véritablement de l'ampleur à partir de ces années-là, alors que J. Edgar Hoover est à sa tête. Cet aspect aurait pu être plus approfondi à mon sens et donné ainsi l'épaisseur qui manquait au film. De même, on en apprend peu sur Dillinger et le côté "Robin des Bois" du personnage n'est pas du tout marqué, à peine évoqué.
Bref, un film dont on peut attendre l'arrivée à la location en DVD.

Le second film fort heureusement était beaucoup plus amusant, beaucoup plus "fou" aussi il faut dire. Very bad trip c'est la comédie américaine typique qui était partie pour faire un score honorable au box-office et qui au final se révèle être une véritable poule aux œufs d'or! Alors il faut être franc: ça ne vole pas haut. C'est même plutôt situé en dessous de la ceinture en partie, mais, ce n'est pas aussi vulgaire que certains American Pie, les films avec Adam Sandler ou encore toutes ces comédies teenage scato; pour autant ce n'est quand même pas non plus fin, faut pas se leurrer. Au départ complètement surréaliste ça par contre oui !!! D'ailleurs, quelques clins d'œil sont faits à Las Vegas Parano mais aussi à Very bad things, Rain man ou encore Trois hommes et un bébé (l'adaptation US de Trois hommes et un couffin).

very_bad_trip

Je ne vous ai pas parlé du synopsis: Doug enterre sa vie de garçon à Las Vegas avec ses deux meilleurs potes, Stu et Phil, et son futur beau frère, Alan. Manque de bol, après une cuite monstrueuse (ils ne se rappellent absolument rien de leur soirée), Doug a disparu alors que le mariage devient imminent (et ce ne sera pas la seule de leur surprise malheureusement pour eux et heureusement pour nous...). S'ensuit donc une enquête dans laquelle les copains iront de découvertes en découvertes de plus en plus farfelues afin de retrouver la mémoire et surtout... retrouver le futur marié!
Si la fin est un peu classique par rapport au reste du film, ça reste un excellent moment pour décompresser (et c'était exactement ce qu'il fallait pour mon mari et moi!).
Une agréable surprise en somme!

Prochains films (si possible): Harry Potter et le prince de sang-mêlé, L'Age de glace 3...

Bon ciné à vous si vous profitez d'un moment pour aller dans les salles obscures.

A très bientôt!

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dimanche 17 mai 2009

Dans la brume électrique, de Bertrand Tavernier

Amateurs de polar ou de film noir, à l'atmosphère pesante et teintée d'un très léger voile de fantastique, fans de Tommy Lee Jones, de la Louisiane ou de musique cajun, ce film est fait pour vous. Énorme surprise pour moi, ce film est brut, franc, carré, et la signature de Tavernier prend presque des allures de celle de Clint Eastwood. C'est vous dire la qualité du film, absolument irréprochable dans sa réalisation!

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Pour résumer l'histoire, parce qu'il faut bien que vous sachiez de quoi il est question un minimum, Dave Robicheau, flic dans un patelin de Louisiane, habitué à surtout contrôler la circulation, découvre tour à tour divers meurtres de jeunes femmes, semblant tous être causés par la même personne. A la recherche du serial-killer, il va entreprendre une enquête qui va le mener jusqu'aux frontières du réel, là où la brume épaisse fait confondre passé et présent, fantômes et vivants.

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Les fantômes...

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... du passé

Dit comme ça ça a l'air d'un thriller surnaturel mais c'est bel et bien un polar réaliste. L'enquête est réelle même si elle prend des chemins de traverse, les preuves sont tout autant tangibles et on se complaît à cheminer avec ce flic pur et dur dans la moiteur du Sud, entre les bayous et toute une galerie de personnages des plus intéressants, pour ne pas dire intrigants. Pour moi le dépaysement a été total! Le film sonne vrai, il est peu hollywoodien dans son esthétique, par la forme un petit peu plus académique peut-être mais cela ne le dessert pas, bien au contraire.

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Une belle galerie de personnages, comme dans un livre

J'ai passé un très agréable moment en compagnie de Tommy Lee Jones qui est toujours aussi excellent. Intéressant également le jeu de John Goodman, à des années lumière de ses rôles comiques. J'ai beau chercher, je ne vois pas de défaut particulier à ce film et à dire vrai ça faisait tout simplement un bail que je n'avais pas vu un aussi bon polar, surtout que ce n'est pas mon genre de prédilection à la base, ni au ciné ni en lecture!

Ce film est encore diffusé dans 252 salles, s'il vous intéresse il faut donc vous hâter un petit peu! ;)
La semaine prochaine je vous parlerai du dernier OSS 117 puis de Star Trek et de Good morning Enland!

Bon dimanche à tous et surtout... bon ciné!

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dimanche 10 mai 2009

La première étoile, de Lucien Jean-Baptiste

Il y a de bonnes chances que vous ayez déjà vu ce film vu le succès phénoménal qu'il a connu à sa sortie (et l'engouement n'est pas vraiment terminé!) mais je vais y aller quand même de mon petit mot, sait-on jamais!
Pour vous résumer l'histoire, Jean-Gabriel (JG pour les intimes) est quasiment un raté, du moins aux yeux de son entourage: cumulant petits boulots sans lendemain pour mieux dépenser sa paie au bar PMU du coin, sa femme commence à sérieusement saturer. La promesse faite à ses enfants de les emmener au ski -alors qu'il n'y ont jamais été- est de trop pour l'épouse qui menace de divorcer si JG ne tient pas ses engagements vis-à-vis des enfants. Jean Gabriel va donc, bon gré mal gré, user de toutes les combines pour parvenir à sauver les meubles...

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Ce film c'est une véritable bouffée d'oxygène, et par les temps qui courent c'est pas du luxe d'y avoir droit! Beaucoup crieront que c'est naïf, gentillet et donc sans grand intérêt mais on peut prendre beaucoup de plaisir à vivre les aventures parfois franchement loufoques de cette famille d'origine antillaise. J'ai beaucoup rigolé, d'autant que, pour avoir vécu dans un département d'Outre-mer (Guyane je le rappelle) pendant une bonne vingtaine d'année, j'ai reconnu beaucoup de choses au niveau du parler, du phrasé, des intonations, des tics, etc qui sont communs aux Antilles-Guyane.

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Jigé n'a pas fini de voir des vertes et des pas mûres...

Pour beaucoup ça fera très caricatural (là je parle surtout de la grand-mère qui est mon personnage préféré) mais à la vérité, il y a beaucoup de créoles qui sont comme ça, et de ce côté-là je trouve que le réalisateur (qui est aussi l'acteur principal) est complètement dans le vrai, alors qu'il aurait pu tomber facilement dans la caricature, malgré ses origines. Et je pense que c'est aussi pour ça que j'ai ri: parce que ce sont des choses authentiques qui sont mises en avant. Le sujet tourne beaucoup autour des à priori sur les noirs de manière générale mais c'est réalisé de façon assez fine, jamais de vulgarité, jamais d'exagération non plus.

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la famille Élisabeth presque au complet !

Et puis il y a une grande tendresse dans ce film qui finalement rend heureux tout les spectateurs qui n'en demanderont pas trop. Je pense que c'est un bon moment à passer en famille donc si vous avez envie de vous détendre, que ce soit devant un grand ou un petit écran, n'hésitez pas, je ne pense pas me tromper en disant que cela vous plaira au moins un petit peu! (je ne peux pas faire la comparaison avec Bienvenue chez les Ch'tis, mon mari et moi on doit bien être les dernières personnes de France a ne pas l'avoir vu... pour une fille de Ch'ti faut avouer que ça fait tâche hein? lol)

Bon dimanche à tous! Pour ma part j'espère pouvoir me promener aujourd'hui et s'il ne fait pas beau ce sera... ciné! ;)
A bientôt!

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free music

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samedi 2 mai 2009

Ponyo sur la falaise, de Miyazaki

Ça fait quelques temps déjà que j'ai été voir Ponyo sur la falaise, un dimanche pluvieux (on a été gâtés en intempéries par ici en mars-avril... et ce n'est peut-être pas fini!), je vous livre donc aujourd'hui mes impressions d'après-séance.

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Pour résumer brièvement le film, il faut savoir que c'est une adaptation libre du conte de la Petite Sirène, d'Andersen. Le tout transposé dans le Japon moderne et à un âge bien plus précoce pour les protagonistes principaux. Ici, Sosuke, petit garçon de 5 ans habitant tout en haut d'une falaise, fait un jour la merveilleuse découverte d'un petit poisson rouge à tête de petite fille; il la baptise Ponyo mais ce qu'il ne sait pas c'est que c'est une princesse de la mer dont le rêve est de devenir un jour humaine, malgré son père Fujimoto...

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la maison de Susoke

Je ne vais pas le cacher plus longtemps: si j'ai apprécié la poésie des images tout du long et le foisonnement créatif de Miyazaki, fidèle à lui-même, je suis ressortie déçue sur le fond. Je pense que je suis partie en attendant trop de ce film qui se place sur la même ligne que Totoro, mais je pense aussi que les critiques ont été -comment dire- exagérées sur l'idée que c'est un nouveau chef-d'oeuvre. Ce n'est pas le cas, vraiment pas.

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Alors ensuite, tout dépend du degré de lecture du film et pour ça, moi j'ai besoin de recul. Donc recul j'ai pris et il y a bien quelques thèmes et une façon d'aborder le conte d'Andersen qui sont intéressants et qui auraient mérité d'être approfondis, beaucoup d'influences, de non-dit, avec en apparence un manque d'engagement total dont l'auteur a fait plus preuve pour des films comme Le Château dans le Ciel, Princesse Mononoké ou Nausicaa... Dans l'ensemble, le terme "mignon" est ce que je retiens le mieux de ce film après le premier visionnage. Les dessins (les décors sont des crayonnés au crayon de couleur ou au pastel -voir les images- ce qui est très appréciable et donne un côté d'autant plus artisanal à ce long métrage), les deux enfants, les relations entre les personnages, les dialogues, tout revient presque toujours à cet adjectif. Restent Ponyo et son père Fujimoto, le sorcier, qui sont les seuls personnages dont des aspects moins sympathiques apparaissent dès qu'on gratte un peu les écailles en surface: Ponyo est capricieuse tout comme l'est Fujimoto, ils sont entêtés, presque obsessionnels, et j'ai beaucoup plus apprécié cet aspect moins lisse qu'il y a dans le film. Un second visionnage s'imposera donc pour ma part, dès la sortie DVD.

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Il reste que pour le jeune public (et même les adultes) c'est un divertissement tout à fait respectable, avec beaucoup de fraîcheur, un brin de fausse naïveté et beaucoup de tendresse. Mais vraiment, n'y allez pas en vous attendant au long métrage animé du siècle au risque d'être déçu!

Bon ciné à tous!
Si j'ai le temps, je posterai quelques photos de mes dernières balades aujourd'hui ou demain, sinon courant de la semaine prochaine.

Bon weekend et bonne journée du scrapbooking !

PS: vous trouverez à présent sur votre gauche un petit widget Deezer qui vous permet, si vous le voulez (il suffit de cliquer sur play) d'écouter de la musique de film, choisie aléatoirement dans la playlist de la radio film/TV de Deezer. En revanche, vous ne pourrez ni avancer ni reculer.

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dimanche 26 avril 2009

Slumdog Millionaire, de Danny Boyle

Un peu de ciné comme chaque semaine (enfin dès que c'est possible!).
Cette semaine je vais vous parler de Slumdog Millionaire, le film aux 8 Oscars que j'avais été voir le même jour que Gran Torino. C'est une adaptation d'un roman de Vikas Swarup: Les Fabuleuses aventures d'un Indien malchanceux qui devint milliardaire.

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Le scénario peut tenir sur peu de lignes, en tout cas en une phrase: Jamal, jeune indien de Bombay en passe de remporter la somme faramineuse de 200 000 USD (soit 20 000 000 de roupies) au jeu Qui veut gagner des millions? est soupçonné de tricherie; il raconte à la police comment il connaissait les réponses, partant de sa propre histoire, de son enfance pauvre dans les bidonvilles de Bombay (Mumbai) jusqu'au présent.

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Bon. Une fois n'est pas coutume, je ne connaissais ni le synopsis du film, ou si peu; je n'avais lu aucune critique, vu aucune image (si ce n'est celle fugace de deux gosses courant dans les ordures), donc j'étais partie voir ce film à l'aveuglette. Je ne regrette pas, parce que si j'étais restée calquée sur les critiques je serais passée à côté d'un très bon moment. J'ai eu l'intuition que le film me plairait dès les premières images et les premières notes de musique: aucun doute, c'est bien un film de Danny Boyle. Ça bouge beaucoup (qu'est-ce que ça court!), c'est très visuel, beaucoup de jeux avec les lumières, les couleurs, les textures, les cadrages, et la musique colle impeccablement à ce rythme. Après coup j'ai lu que Danny Boyle avait beaucoup donné l'impression d'un illusionniste; tout ça pour argumenter l'idée que le film n'est pas terrible et que c'est un attrape-nigaud en fait. Et bien dans ce cas je veux bien voir tous les jours des illusions de ce type, je vous le dis!

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L'histoire de deux frères...

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...deux destins...

L'intérêt du film ne réside donc pas vous l'aurez compris dans le scénario de départ mais le voyage qu'il nous permet de faire de Mumbai jusqu'à Bombay, dans une gallerie de personnages plus ou moins attachants. On chemine dans cette histoire comme dans un conte ou parfois une tragédie, ce qui fait de ce film un mélange entre le pur film hollywoodien et bollywoodien, un petit côté "trash" en plus. La musique, entre traditionnelle et électronique (Danny Boyle est un fan de musique électronique) va très bien au film, et l'inverse est aussi vrai. Autant de détails visuels et narratifs qui sont, à mon sens, un hommage au film bollywoodien par les thèmes abordés. Quant à la toute fin, au générique, c'est un formidable clin d'oeil qui moi m'a fait rire et m'a enchantée.

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... et celle de Jamal et Latika

Je retiens au final un film plein de passion, de couleurs, d'images, de sons et de dynamisme, je retiens également l'idée que l'Inde est un pays en plein essor, dont on parle relativement peu, mais qui en tout cas surprend toujours par sa culture et ses antagonismes, propres à tous les pays de cette envergure. Les acteurs, inconnus pour la plupart chez nous (on peut excepter un peu Dev Patel que les amateurs de la série anglaise Skins auront sûrement reconnu) sont formidables, les enfants comme les jeunes adultes d'une réelle beauté (oui enfin moi et mon mari on a trouvé tout du moins). Et j'ai pour ma part beaucoup apprécié la bande originale du film qui a obtenu un Oscar de même que la chanson de la fin.

Bon dimanche, bon début de semaine et bon ciné !

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vendredi 17 avril 2009

Gran Torino, de Clint Eastwood

Cela fait déjà quelques semaines que j'ai vu Gran Torino. Patricia en a déjà bien parlé dans sa critique film du vendredi mais j'avais des points (parfois les mêmes aussi c'est vrai) sur lesquels je voulais venir.
Tout d'abord un résumé de l'histoire, pris sur le site officiel:

Walt Kowalski est un ancien de la guerre de Corée, un homme inflexible, amer et pétri de préjugés surannés. Après des années de travail à la chaîne, il vit replié sur lui-même, occupant ses journées à bricoler, traînasser et siroter des bières. Avant de mourir, sa femme exprima le vœu qu'il aille à confesse, mais Walt n'a rien à avouer, ni personne à qui parler. Hormis sa chienne Daisy, il ne fait confiance qu'à son M-1, toujours propre, toujours prêt à l'usage...
Ses anciens voisins ont déménagé ou sont morts depuis longtemps. Son quartier est aujourd'hui peuplé d'immigrants asiatiques qu'il méprise, et Walt ressasse ses haines, innombrables - à l'encontre de ses voisins, des ados Hmong, latinos et afro-américains "qui croient faire la loi", de ses propres enfants, devenus pour lui des étrangers. Walt tue le temps comme il peut, en attendant le grand départ, jusqu'au jour où un ado Hmong du quartier tente de lui voler sa précieuse Ford Gran Torino...

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J'ai volontairement abrégé le résumé qui est bien plus long et que vous pourrez consulter sur le site officiel. Le mieux étant d'aller directement voir le film au cinéma.
Oui parce que voyez-vous, même sans être fan de ce genre de film, si vous ne l'avez jamais fait il faut voir au moins un film réalisé par Clint Eastwood, et peut-être (jusqu'au prochain en tout cas) c'est celui-ci qu'il faudrait voir en priorité, tant il rassemble de thèmes et de détails propres à la carrière de Clint Eastwood et à sa vision de réalisateur.
Les thèmes de la filiation et du pardon sont sans conteste ceux qui sautent aux yeux, mais le film fourmille en fait d'idées alors que dans sa réalisation il est d'un classicisme et d'une maîtrise désarmants! Ce même dimanche j'avais été voir le film de Danny Boyle, Slumdog Millionaire; j'ai pu constater avec un amusement et un plaisir non dissimulé que les deux étaient diamétralement opposés!

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Prenez un Clint Eastwood et vous ne verrez rien dépasser: c'est carré, précis, net, bien cadré, contrôlé de A à Z. C'est reposant pour les yeux, moins pour l'esprit, car l'apparente simplicité de la forme, de ses lignes droites, dissimule un univers bouillonnant, tourbillonant de travers, de violence, de complexité humaine. C'est le volcan caché sous la glace.
Dans ce film, bourré d'humour, de tendresse mais aussi de tension, on s'éprend très vite de ce personnage bourru, raciste, tête de mûle et peu commode, tout simplement parce qu'il a de la substance; il est buriné, le temps et les choses de la vie ont travaillé sur lui. Bref, c'est un vrai personnage, ou un personnage vrai. Et le plus admirable, c'est la tendresse qui naît de la rencontre à la fois improbable mais inévitable d'un homme et de ses propres peurs, ses propres démons, ses propres superstitions et idées reçues. Et c'est son cheminement avec et grâce à Tao et à ses voisins Hmongs, que le film trouve toute sa richesse et son intérêt.

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Enfin vous l'aurez compris, j'ai trouvé ça tout à fait épatant. Clint Eastwood a ce talent de ralentir le temps, prendre l'ordinaire et en faire quelque chose de touchant, de profond et d'universel. Et ça fait énormément de bien de le retrouver après l'excellent Million dollar baby, Mémoires de nos pères et Lettres d'Iwo Jima (je n'ai pas vu L'échange), une pointe d'optimisme en plus.

Bon ciné!
(et encore merci pour tous vos petits mots; je n'ai pas toujours le temps de répondre à tout le monde donc je vous remercie ici)

Prochaines criqitues en vue, dans l'ordre: Slumdog millionaire, Ponyo sur la falaise, La première étoile.
Prochains films prévus à voir: OSS 117 Rio ne répond plus, Dans la brume électrique.

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Posté par _Nouillette_ à 14:10 - Sur les écrans - Commentaires [9] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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mercredi 4 février 2009

Swing Kids

La rubrique ciné revient !

Étant donné le peu de nouveaux films visionnés au cinéma, par manque de films intéressants, bien critiqués ou par manque de motivation pure et simple d'en voir de nouveaux, j'ai décidé de replonger dans le passé pour mettre en avant des films qui sont sortis en salle depuis des lustres, certains même très vieux pour ne pas dire antiques, et peut-être même de vieux dinosaures!!! L'avantage c'est que la plupart sont déjà disponibles à la vente ou à la location voire diffusés sur satellite.

Celui d'aujourd'hui m'est revenu en mémoire après avoir eu dans la tête, depuis déjà plusieurs jours, un morceau célèbre de swing. Le titre et le film étant pour moi indissociables, je me suis replongée dans le souvenir du second, qui à l'époque m'avait beaucoup plu. Je veux vous parler de Swing Kids, un film américain de 1993 (pfff on rajeunit pas!) du réalisateur Thomas Carter.

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Situé au début des années 30 à Hambourg, nous suivons dans le film l'amitié de trois jeunes garçons de l'Allemagne Hitlérienne. Une passion les réunit: le swing. Ils sont donc appelé communément "swing kids" (swingjugend en allemand) et plus connus chez nous sous le nom de Zazous. Aujourd'hui on serait tentés de dire que les fans de Tektonik c'est un peu pareil, sauf que l'époque n'est pas du tout la même, ni le contexte historique, ni le contexte économique, ni même le contexte culturel et sociologique... Bref, être zazou est un courant plutôt contestataire, plus proche de celui des punks que de celui des gosses d'aujourd'hui... Mais revenons à nos trois swing kids ! Dans ce groupe, Thomas, le désinvolte, dandy et provocateur, incarné par un jeune Christian Bale, Peter, un peu plus posé et rêvant de devenir ingénieur, joué par Robert Sean Leonard (oui, oui, le meilleur ami du docteur House !) et enfin Arvid, le juif guitariste, pied-bot et amateur du grand Django Reinhardt, interprété par Frank Whaley. Bref, tout ce petit monde vit sa jeunesse jusqu'à ce qu'une mauvaise blague (le vol d'une radio... juste pour rigoler au départ) remette en question les relations du groupe et le devenir de chacun. En effet, en guise de redressement, Peter est contraint d'intégrer les jeunesses hitlériennes (le comble pour un swing kid) et Thomas en fait de même par solidarité...

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Thomas, Peter, Arvid et un autre ami Otto

Je ne vais pas vous en dire plus car évidemment, si vous n'avez pas vu le film et que vous voulez le visionner j'aurais tout gâché. Quand j'ai vu pour la première fois ce film, j'étais en troisième et j'adorais déjà à l'époque le Cercle des poètes disparus, avec Robert Sean Leonard également. J'avais eu l'occasion de découvrir aussi Christian Bale dans Empire du soleil et L'île au trésor. Et comme à l'époque on étudiait la seconde guerre mondiale, tout était réuni pour que je regarde ce film que j'ai ensuite revu maintes et maintes fois. J'y ai découvert évidemment le swing, que je ne connaissais absolument pas, et j'ai tout simplement adoré ce style musical. C'est rétro, ça balance (forcément), mais il y a un quelque chose qui tient aussi de l'intemporel. Le film comporte plusieurs passages de danse acrobatique, ce qui est sommes toutes logique, ça peut lasser si on n'aime pas ce style musical ou la danse. Moi j'y ai vu une réelle liberté qui laissait déjà entrevoir l'effondrement futur de toutes les aliénations: libération de la femme, libération des mœurs, etc. Et qui de mieux que les noirs américains, descendants directs d'esclaves, tout juste libérés de leurs chaînes à peine une cinquantaine d'années plus tôt, pouvaient développer ce style musical et mettre en avant le mieux une telle liberté? Malheureusement, avant l'ère de toutes les révolutions sociales et culturelles, l'Histoire allait connaître ses pages les plus sombres...

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le swing kid: mèche longue, look british et passion pour la culture américaine

En résumé, ce n'est certainement pas un chef d'oeuvre mais l'intérêt du film réside dans son casting, dans la musique et dans ce qu'il montre: le déchirement d'une jeunesse sacrifiée, lobotomisée, anéantie, insistant sur l'idée qu'il est difficile de juger et de prendre parti, d'accuser et de châtier quand le libre-arbitre et les grands idéaux se heurtent à la simple envie de survivre; la seconde guerre mondiale et les nazis n'ont de loin pas causé des dommages qu'en dehors des frontières de l'Allemagne, tout le monde a payé le prix fort et la jeunesse un lourd tribut...

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La mauvaise blague qui fait tout basculer...

Je finirai avec deux notes plus positives. La première sur le casting. Que de jeunes acteurs prometteurs, et l'un, bien plus âgé, qui a prouvé depuis son talent en tant qu'acteur et réalisateur, je parle de Kenneth Branagh, qui a un second rôle même pas crédité. Si Christian Bale est finalement celui qui dans le casting sort du lot de par la carrière, assez précoce, on peut noter qu'un certain figurant, Noah Wyle, a connu depuis un beau parcours à la télévision en incarnant le Dr Carter dans Urgences. Voilà au moins une jeunesse qui aura connu un futur bien moins obscur!

Deuxième et dernière note, musicale, la chanson qui me trottait dans la tête et incluse dans le film, Sing sing sing (with a swing) par Louis Prima.

                                                             

Découvrez Louis Prima!

Bonne journée, et surtout bon ciné !

Posté par _Nouillette_ à 08:00 - Sur les écrans - Commentaires [5] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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