samedi 5 janvier 2008
Cocktail vitaminé: velouté de mangue acidulé
Ayant passé quelques jours à Noël en famille, à notre retour ça n'a pas
manqué: on est revenus les bras plein de choses, notamment de
nourriture et ...de fruits. Dans le lot une mangue déjà bien mûre et
que les beaux parents nous avaient pressés de manger au plus vite. Las,
la mangue a passé Nouvel An et elle était toujours dans la corbeille à
fruit par pure fainéantise de ma part, en compagnie d'autres fruits pas
mieux lotis. Mon mari en vient à râler que cette mangue soit toujours
là: j'en profite donc pour le mettre à contribution pour l'épluchage du
dit fruit. Je vais en effet improviser la "récupération" de tous ces
délaissés de la corbeille à fruits sur le champ!
Je dois vous avouer que le résultat est étonnant, à la fois très doux,
velouté (grâce à la mangue) et acide - mais juste ce qu'il faut - grâce
aux agrumes. La texture est très agréable et c'est sucré, juste assez.
Pour environ 75 cl de jus de fruits il vous faut:
- 1 belle grosse mangue ASSEZ mûre
(elle doit être rouge / orangée et molle au toucher, juste ce qu'il
faut car plus et elle serait pourrie de l'intérieur; il ne doit pas y
avoir de tâches brunâtres sur la peau); vous pouvez prendre une
mangue-avion et la laisser mûrir encore un peu si elle est encore un
peu ferme;
- le jus de 2 oranges, non traitées de préférence
- le jus d'un citron vert
- le jus d'un citron jaune
- le jus d'une mandarine ou d'une clémentine
- 1 ou 2 kiwis (j'ai mis 1) la variété à chair jaune de préférence ou
alors verte autrement (le kiwi jaune étant plus sucré et moins acide
que l'autre)
Dans un mixer, ajoutez la pulpe de mangue et le jus des agrumes, le ou
les kiwis en morceaux grossiers et mixez le tout finement. Le jus sera
relativement épais, donc vous pouvez soit le verser tel quel dans une
bouteille pour le conserver et le diluer ensuite avec de l'eau et en
faire ainsi une plus grosse quantité ou tout diluer d'un coup (à votre
convenance). Si vous ne diluez pas, il est inutile de rajouter du sucre
(à priori).
Voilà de quoi commencer l'année avec du tonus, du goût et... une bonne dose de recyclage! ^^
Régalez-vous!
[ Désolée, pas de photos d'illustration pour cette fois-ci ]
jeudi 15 novembre 2007
La présure... ou comment on m'a cassé le mythe du fromage!
J'ai récemment appris un truc qui pour moi était assez édifiant. Autant dire que mes croyances d'enfance se sont effondrées d'un coup!
En parcourant le calendrier d'une association de défense animale
québécoise, je suis tombée sur un article sur les laitages et notamment
les conditions de l'élevage bovin (en général). J'y découvre un terme
nouveau: la présure, terme que j'entreprends immédiatement de rechercher sur Wikipédia.
J'apprends notamment que la présure c'est une substance que sécrète un
des estomacs des bovins, caprins ou ovins, et les jeunes animaux comme
les veaux ont la particularité d'en sécréter beaucoup plus. Pour
fabriquer le fromage et faire le "caillé" il faut des coagulants.
Depuis des siècles, on utilise ainsi la présure dans la fabrication du
fromage.

Cela veut dire quoi concrètement? Et bien chers lecteurs, cela veut dire que les veaux (mais aussi les chevreaux et les agneaux, car cela concerne tous les types de lait) sont tués et qu'on prélève chez eux le quatrième estomac afin de recueillir le fameux liquide. Ca n'est pas forcément très émouvant en soi, car certains d'entre nous consomment du veau, et ceux qu'on tue et sur lesquels la présure est prélevée sont abattus également pour fournir de la viande (mais pas toujours j'imagine... ne rêvons pas). Donc je suppose que cela ne va pas choquer certains d'entre vous.
Et bien pour ma part, je reste bouche bée. J'ai toujours cru, un peu comme un enfant croyant dur comme fer à la magie, la vraie, j'ai cru que faire du fromage ça supposait juste l'existence du lait et la fermentation et qu'il fallait laisser faire le temps. Alors d'apprendre qu'on utilise l'estomac des veaux, donc qu'on prélève un organe animal pour réaliser le fromage (certes la présence de présure est faible dans le pourcentage total de lait mais tout de même!) et bien... ça me laisse perplexe. Fort heureusement, j'ai appris qu'il y avait aussi des fromages qui étaient fabriqués avec des coagulants végétaux, mais ils ne sont pas légion. Pour ainsi dire, les fabricants de fromages à Appellation d'Origine Contrôlée sont tous obligés d'utiliser de la présure ainsi que les fabricants de fromages sous label rouge. Si vous voulez privilégier des fromages sans présure et avec des coagulants végétaux ou microbiens, voici quelques listes sur Animauzine.net et sur Vegetarisme.info.

Ci-dessus: fromages à présure
Je n'invite personne à arrêter de manger du fromage à présure et encore moins à devenir végétarien, je ne le suis pas moi-même. Je voulais juste faire part de mon "atterrissage" sur la réalité du sujet, et vous faire éventuellement connaître comment nos fromages sont fabriqués, et ce qu'ils impliquent, parce que j'estime qu'on doit savoir. Je vous passe les conditions de vie de la majorité des élevages bovins car bien que nous soyons consommateurs et que nous ayons le droit de refuser de telles mesures (plus on consomme plus il faut produire, et donc plus l'agriculture et l'élevage deviennent intensifs et plus les conditions d'exploitations sont "cruelles"), il faut admettre que les exploitants ont eux aussi leur part à jouer, et puis c'est encore un autre et vaste sujet.
Je conseillerai donc juste d'apprendre la modération: non, les produits laitiers et à fortiori les fromages ne sont pas nécessaires dans des quantités faramineuses pour avoir une bonne santé et de bons os. Je vous donne mon propre exemple, en étant convaincue qu'il y en a bien d'autres: ayant toujours été gavée de fluor, de calcium et d'autres vitamines et minéraux étant enfant, cela n'a nullement empêché des problèmes osseux de se développer avec notamment une scoliose importante ayant nécessité une intervention chirurgicale, car mes carences étaient ailleurs. Méfiez-vous donc des multiples propagandes poussant à la surconsommation, qu'il s'agisse de laitages ou d'autres choses, jugez vous même de ce dont vous avez réellement besoin, équilibrez votre consommation, et ce sera la nature qui vous le rendra... et cela fera moins d'animaux sacrifiés sur l'autel de la gastronomie.

Maman brebis et son agneau
En ces périodes de fêtes, essayez de penser aussi au-delà du simple
produit qui va atterrir dans vos assiettes, ou que vous allez préparer,
et en particulier s'il s'agit de viande ou de poisson. Il est bon des
fois de prendre le temps de considérer les "sacrifices" nécessaires
pour satisfaire nos estomacs, prendre aussi en considération le travail
de ceux qui se trouvent en coulisse (non, tous les bouchers et les
équarisseurs ne sont pas des psychopathes en devenir...), ils ont un
métier ingrat et difficile, et m'est avis que peu d'entre nous
aimeraient prendre la place du "matador" (bon je laisse de côté le sacrosaint automatisme des machines assommantes et tueuses qui déculpabilisent les exploitants).
Source photos (libres de droit): Stock.xchng






