samedi 24 octobre 2009
Douceurs brésiliennes
... pour se faire plaisir!
Il s'agit de "brigadeiros" et de "beijos de côco", des douceurs à base de lait concentré sucré qui ont énormément de succès auprès des enfants brésiliens (pas seulement) mais aussi des plus grands puisque c'est une douceur très régressive. On peut les assimiler à des sortes de caramels mous au chocolat ou au coco. Au Brésil ils ont énormément de succès car c'est une de ces friandises qui ne coûtent pas grand chose et que même les familles les plus modestes peuvent encore se permettre de confectionner si elles ont au moins un réchaud à disposition.
Pour en savoir plus sur le "brigadeiro" et avoir la première recette, je vous renvoie à celle que Marie-Laure d'O'Délice a mise en ligne; j'y ai apporté des précisions en commentaire.
Les beijos de côco sont des brigadeiros version nature avec plutôt de la noix de coco râpée. Ils signifient littéralement "baisers (ou bisous) de coco". Plus fragiles que les brigadeiros, il faut les consommer plus rapidement (mais en général ça ne fait pas long feu).
Pour 30 "beijos de côco"
1 boîte de lait concentré sucré (395g à peu près) - 4 à 5 cuillères à soupe de noix de coco râpée - 2 jaunes d'oeuf - une cuillère à café d'essence de vanille (facultatif) - 1 cuillère à soupe de beurre doux - noix de coco râpée pour les finitions
Mettre tous les ingrédients dans une casserole sauf la noix de coco râpée pour les finitions (à verser plus tard dans une soucoupe ou une assiette creuse). Faire chauffer à feu doux en remuant constamment. Comme pour les brigadeiros, il est important de bien cuire la pâte. Celle-ci au bout d'un moment va commencer à durcir et se détacher plus facilement des parois de la casserole. Lorsque la pâte est suffisamment épaisse, on peut arrêter la cuisson et la verser dans une assiette creuse. Laisser refroidir complètement.
Quand la pâte a refroidi elle est prête à l'emploi. Prévoyez un peu de beurre ramolli ou de margarine pour enduire (légèrement) les mains, cela facilitera la confection des boules de coco. Après avoir roulé une boule de coco, la passer dans la noix de coco râpée (vous pouvez remplacer par autre chose, vermicelles de chocolat, perles de sucre...) et disposer dans un plat puis mettre au frais l'ensemble des truffes jusqu'à dégustation.
Vous saurez très vite si votre pâte est suffisamment cuite. Quand elle ne l'est pas assez (ou pas assez froide), la pâte est plus difficile à prélever, les boules plus difficiles à former (malgré la matière grasse) et enfin celles-ci - si vous parvenez à les faire - ont tendance à s'aplatir... Si c'est "raté" pas de panique! La pâte peut très bien se servir comme la crème de Salidou ou toute autre pâte à tartiner (crêpes, tartines, etc). Rien ne se perd!
J'espère que ce détour culinaire vous aura plu. J'ai fait récemment découvrir ces friandises à mon entourage qui a fort apprécié (je n'en avais plus mangé depuis mon enfance, ma mère n'ayant pas la patience de confectionner les brigadeiros!).
Bonne journée et... bon appétit!
jeudi 8 octobre 2009
Black bottom cupcakes... ou comment succomber à la gourmandise
Une des dernières recettes que j'ai testée... délicieux petits gâteaux qui veulent dire littéralement "petits gâteaux au cul noir"! Il faudra juste que je prévois de verser la pâte plutôt aux 2/3 qu'aux 1/3 comme conseillé dans la recette afin qu'ils soient plus "hauts". Ces cupcakes ont une base chocolatée (chocolat en poudre) et une dernière couche de pâte à base de fromage à tartiner et pépites de chocolat. Le look des gâteaux diffère suivant la quantité de pâte à fromage ajoutée et son épaisseur. Voici ce que ça a donné chez moi:
Vous pourrez trouver la recette dans le célèbre petit livre de Pascale Weeks Cookies, muffins & Co aux éditions First au prix de 2,90 €. Ce tout petit livre (8,5 x 12 cm sur 1 cm d'épaisseur) ne paie pas de mine sans photos ou illustrations, mais qu'est-ce que les recettes sont bonnes!
Allez, bon "appétit" à tous quand vous passerez à table et... bonne journée, merci de votre visite ! ;)
samedi 24 janvier 2009
Les kanelbullar d'Anne
Coucou me revoilou pour un petit peu de cuisine, ça va nous changer des cartes !
Marre du pain au chocolat à pâte feuilletée, envie de cannelle et de douceur? Essayez les kanelbullar suédois, ou petites brioches roulées à la cannelle d'Anne. C'est un délice et c'est si simple à réaliser... Je ne m'en lasse pas personnellement!
Tiens d'ailleurs ça me donne envie d'en refaire!
Regardez un peu mes petits roulés:
Pour la recette je vous renvoie sur le site d'Anne, Papilles et Pupilles , un site génial, mais j'ai découvert la recette chez O'Délices, LE site avec lequel j'ai appris à faire à manger (si si !) et avec si peu de "casse" et toujours beaucoup de plaisir: Kanelbullar, petits pains suédois à la cannelle
Pour la farce je réduis en pommade ma margarine (moins gras) ou le beurre auquel je mélange ensuite la cannelle plutôt que de faire tout fondre. Puis je tartine les moitiés de pâte avec cette farce en prenant soin de ne pas les déchirer. J'ai ajouté une petite touche perso: la dernière fois j'avais un reste de pralin qu'il fallait très vite utiliser. J'ai saupoudré les moitiés de pâte de cette poudre et ce fut un véritable régal. Je suppose donc qu'il est possible de varier les poudres: noisette, amande... Autre chose à savoir: la plupart du temps les kanelbullar vont caraméliser à leur base à cause des grains de sucre et de la farce qui peut s'écouler. Ils n'en sont que meilleurs, mais surveillez bien la cuisson et méfiez-vous du moelleux à la sortie du four. Comme avec les petits sablés, les briochettes vont durcir un petit peu, juste ce qu'il faut donc ne les sortez pas du four dures, elles rassiraient trop vite. Et je ne mets pas non plus de cardamome (mon mari n'aime pas).
Bon appétit et bonne journée !
dimanche 2 novembre 2008
Bentomania
Bien après la scrapmania (qui se poursuit), la tongmania, la chabalmania, et récemment l'obamania, dans un tout autre genre voici la bentomania !
Certes, au Japon cela existe, je dirais presque depuis toujours (j'exagère sûrement n'empêche que les premières traces remontent entre le 12ème et le 14ème siècle), et chez nous aussi quelque part, mais c'est de plus en plus à la mode, façon nippone. Mais le bento quezako?
Photo Flickr: iampeas
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Un modèle de boîte à la mode (dont j'ai oublié la marque), il y en a de plus belles, laquées, décorées, plus chères aussi (moi j'aime beaucoup les "classiques" et les boîtes Totoro !
Chez les Américains, on la connaît sous le nom de lunch box, chez nous ce sont plutôt les Tupperware et autres "gamelles". Et bien chez les Japonais, c'est le bento... la fameuse petite boîte où l'on met le repas qu'on apporte au bureau, sur le chantier, à l'école, bref au travail. C'est presque toujours un repas complet et parfois aussi un goûter. Bref, un casse-croûte gardé hermétiquement... la technologie aidant, on peut faire chauffer si on dispose d'un micro-onde sur le lieu de travail et si la boîte s'y prête (je me remémore certaines malheureuses qui ont négligé le fait que leur bento ne pouvait pas être mis à réchauffer). En fait, le bento c'est même plutôt le repas en lui-même que la boîte mais on a tendance à confondre.
Photo Flickr: VANnBER
Au Japon, des rayons entiers dédiés aux accessoires pour le bento (jaimerais qu'on puisse en avoir autant en Province rien qu'avec la pâtisserie)
Je connais pour ma part le bento depuis ma plus tendre enfance, étant une fan assidue du Club Dorothée, et donc abreuvée de japanimations en tout genre... et, je n'ai su que récemment que ces gamelles utilisées par les personnages s'appelaient ainsi. C'est le site de Clea cuisine (Clea qui a rédigé l'excellent livre Agar-agar) qui m'a permis de redécouvrir avec plus de précisions et non moins de délectation "l'art" du bento! Car, si on y consacre du temps, c'est vraiment un art. Chaque menu est personnalisé selon sa fantaisie. Vous verrez apparaître chez certaines fans européennes du bentô, diverses déviations de la cuisine japonaise et ses nombreux types de sushis, makis et compagnie, qu'on agrémente uniquement aux légumes ou à d'autres choses, ne gardant que les principes et la base, parce que le poisson ici c'est souvent pas donné. Ils auront la forme de Kitty (dans Hello Kitty), d'un dauphin, d'un ballon et que sais-je encore! Chaque chose méticuleusement coupée voire découpée, disposée de façon à faire de l'oeil à son estomac au moment venu (en même temps quand on a faim ce n'est pas difficile de le faire craquer cet estomac).
Photo Flickr: Mamichan
Bento classique: omelettes aux épinards, steak de saumon, salade de nouilles au thon, oignon vert, céleri branche et sésame
Photo Flickr: Brennx0r
Bento classique 2: poissons, rouleaux de riz et avocat, pois, concombre en forme de fleurs de cerisier, sauces diverses, fraise et mangue...
Je vous vois venir: où trouver le temps de faire tout ça?! Et bien on n'est pas obligé de sculpter et d'avoir une tonne de matériel (ceci dit, la jolie petite bouteille en plastique pour garder la sauce c'est très pratique), on est libre de faire son repas comme on veut, aucune restriction, tout est dans l'imagination! Que ce soient des restes, des portions du repas prévu pour le soir, etc, vous pouvez faire comme bon vous semble et suivant votre régime si vous en faites un spécial (végétarien, sans sel, etc). En général le menu se compose d'une entrée (souvent crudités), d'un plat (dans un compartiment à part qu'on peut réchauffer) et d'un petit dessert (souvent des fruits). Et les boîtes existent en plusieurs tailles standard, suivant les appétits! Elles sont compartimentées, soit à l'origine, soit par de petits accessoires permettant de le faire, ou des contenants de plus petite taille pour chaque plat.
Photo Flickr: Chotda
Bento fantaisiste: sardines grillées à la sauce soja sur lit de riz à la vapeur, salade et poivron rouge
Bon, sincèrement, je n'en n'ai pas l'utilité, je ne bosse pas encore! Mais ça fait envie, de si jolies boîtes (il y en a pour tous les goûts en boutiques spécialisées), de si jolies présentations et... grâce à Internet, on trouve quelques blogs excellents qui fourmillent de bonnes idées à piquer par ci par là, même pour un petit pique-nique! Et les éditeurs suivent le mouvement, car plusieurs livres sont sortis dernièrement, dont un de Clea justement, Mes p'tites gamelles: manger bio au bureau. Mais aussi Y'en a marre du sandwich au thon! Petits plats en kit à s'emporter au bureau le midi, de Stéphanie de Turckheim et Lunch Box de Isabel Brancq-Lepage. D'autres ouvrages aussi mais en anglais dont Bento boxes de Naomi Kijima.
J'espère que ce petit tour culinaire vous aura intéressés; même sans être adepte, il faut avouer qu'il y a de très belles choses et que... ça fait envie (voyez les liens plus bas)! ;) Ce n'est pas sans rappeler en plus le "scrapcooking" (qui est aussi une marque déposée).
Sur ce, bon appétit quand vous passerez à table!
Et bon dimanche! (n'oublions pas d'avoir une pensée pour nos chers disparus)
***
Quelques liens incontournables pour découvrir le bento, avoir des idées de menu, des astuces, des adresses...:
French Bento
Dans mon bento
Pimp & Pomme
samedi 6 septembre 2008
Variations autour de la figue violette de Solliès
Bien, suite des mésaventures racontées autour de la figue de Solliès!
Vous vous rappelez que j'en ai acheté 2 kilos 300. Après vérification des fruits, j'en vois un qui commence à moisir! Horreur, malheur et branle-bas de combat! Il faut préparer ces figues en urgence! Me voici donc à la recherche de la tarte aux figues que j'avais faite il y a des lustres, quand on habitait à Nans les Pins, puis une recette de confiture... originale! (tant qu'à faire)
Les recettes glanées, je m'attèle donc à leur réalisation. Voyez un peu ce que ça a donné, j'inaugure ainsi ce que je vais appeler mon "Scrap gourmand" (ce sera chouette quand je pourrai faire ça sur papier et me faire des fiches perso):
La confiture...
... et la tarte
Évidemment, comme il fallait s'y attendre, on ne voit pas le journaling (les recettes en question). Voici donc les liens pour que vous puissiez récupérer les recettes qui ne sont pas de moi:
Confiture de figues violettes à la cannelle et à la vanille, chez Epicurien
Une recette originale et délicieuse, avec la douceur de la cannelle et de temps en temps la pointe de zeste de citron, la vanille restant discrète; une excellente confiture où les fruits macèrent d'abord dans le sucre et les épices et sont ensuite cuits très rapidement. Je mets de l'agar agar comme gélifiant, une demi cuillère à café suffit pour cette recette. J'ai pu faire 4 pots de contenances diverses.
Tarte aux figues (1ère de la liste) chez La Gastronomie Française
La meilleure tarte aux figues que je connaisse... bon en fait la seule que je connaisse mais elle est tellement bonne qu'on a vraiment pas trop envie d'aller voir ailleurs. L'amande se marie parfaitement à la figue. C'est une recette que j'avais déjà faite avec de petites figues violettes sauvages et très très sucrées.
***
Le digiscrap en lui-même me semble un peu bizarre. Les deux pages ne sont pas forcément déplaisantes mais j'ai l'impression qu'il y a un truc qui cloche. Je crois que la seconde a trop de lignes horizontales et rien qui ne la casse vraiment, j'aurais du rajouter un fin bandeau vertical. A voir...
Les deux pages:
Le template est un double template par Flaneries digitales et Digiscrapub's
Les papiers:
Prunilles par Imagine by Fran, Kit country, Touche d'automne et Violine par July Design, Golden days par Sailor & Lula.
Polices d'écriture:
Chocolate box decorative, Daisy script, Arial black, Gill sans MT
+ pinceaux photoshop
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Bonne journée; n'hésitez pas à commenter scrap, recettes...
A bientôt!
samedi 16 août 2008
Ma recette de sorbet
Je m'aperçois que ma rubrique cuisine est un peu délaissée. Il faut dire que j'invente bien peu mes propres plats et que j'adore tester ceux que d'autres ont élaboré. Cependant, parfois, au cours de mes tests, je finis par trouver des bricoles ou par me constituer une bonne base pour certaines recettes qu'on peut décliner ensuite quasiment à l'infini, comme par exemple l'a fait Sophie Dudemaine avec sa base de cake que tout le monde connaît (mais que je ne retiens pas lol).
Et bien moi je vous propose ma base pour des sorbets réussis (à défaut d'être parfaits!). J'ai voulu récemment élaborer ma recette avec de l'agar agar plutôt que d'acheter du sucre spécial gelée ou confitures mais les deux sont faisables.
***
Pour un sorbet aux fruits (1 litre) il vous faut:
- 500 grammes ou 500 centilitres de jus de fruit ou de purée de fruits
- 200 grammes de sucre sans pectine
(blond pour plus de saveur sinon blanc c'est bien aussi)
- 300 grammes ou 300 centilitres d'eau
- 1/2 à 1 cuillère à café d'agar agar*
- un mixeur
- une sorbetière
- des boîtes de conservation type boîtes de sorbet récupérées
*l'agar agar est une algue qui permet de gélifier des préparations; elle permet de réduire les quantités de sucre mais aussi apporte de la tenue, un peu équivalente à la pectine; on utilise 2 grammes d'agar agar par demi-litre de préparation soit une cuillère à café; pour la préparation au sorbet je mets le plus souvent 1 cuillère à café et ce, que la préparation totale fasse 1 litre ou 1 litre 500. L'agar-agar de qualité se trouve en épicerie asiatique ou plus communément dans des Biocoop et commerces bio. Je l'achète par paquet de 50 g, marque NAT ALI, entre 5,40 à 6,50 euros le sachet (12,5 litres de préparation). Il en existe aussi chez la marque Priméal.
Préparation des fruits:
réduisez vos fruits en purée sans ajouter d'eau (sauf fruits acides ou pour une saveur plus légère) ou pressez les et éventuellement filtrez-les de façon à ce qu'il n'y ait pas de graines résiduelles puis laissez de côté. Le tout doit faire 500 grammes.
Cette recette convient à la grande majorité des fruits, pourvu qu'ils soient bien mixés
Préparation du sirop:
mettez le sucre et l'eau dans une casserole et faites cuire à bouillons à feu moyen ou fort jusqu'à dissolution complète du sucre; parallèlement prenez un petit ramequin ou un petit verre et mélangez à l'intérieur votre cuillère à café d'agar agar avec un peu d'eau de façon à rendre l'agar-agar plus facile à dissoudre (ça ne fera pas de grumeaux comme ça); une fois le sucre du sirop dissous (attention ça va assez vite), versez la préparation à l'agar-agar dans le sirop et bien remuer, mettez à bouillir 30 secondes, pas plus, puis éteignez le feu et laissez éventuellement tiédir à peine (mais en aucun cas refroidir, vous comprendrez pourquoi).
Réunissez les deux préparations rapidement, mélangez bien et laissez refroidir à température ambiante, puis entreposez dans le réfrigérateur pour une nuit, une matinée ou un après-midi. La sorbetière pendant ce temps doit être entreposée dans le congélateur pendant au moins 24 heures suivant le modèle. Sachez que plus la préparation est fraîche plus vite le sorbet prendra.
Refroidissement et passage en sorbetière:
Au bout de plusieurs heures de refroidissement, vous vous apercevrez que la préparation a gélifié, ce qui est tout à fait normal compte tenu de la présence de l'agar-agar. A ce stade, si vous ne voulez plus faire de sorbet, vous pouvez manger la préparation comme simple gelée/flan (dans ces cas-là, prévoyez plutôt de jolis ramequins dans lesquels verser la préparation).
Sinon, prenez votre mixture et mixez-la afin de la réduire à nouveau en liquide. Puis transvasez-la dans la sorbetière et mettez à tourner suivant les indications du fabricant.
Si vous n'avez pas de sorbetière, il vous faudra utiliser la technique un peu fastidieuse de congélation puis mixage de la préparation, parfois (souvent) en plusieurs fois. Je ne peux vous donner la technique car j'utilise une sorbetière et je ne peux donc garantir que cela fonctionne bien avec l'agar-agar mais à priori, il ne devrait pas y avoir de problème. Ma belle mère et son amie Awa ont fait des sorbets avec ce procédé au Mali (pas de sorbetière ni même de pectine) et tout le monde a eu l'air de bien apprécier quand même!
[Pour info j'ai une simple sorbetière Krups qui fait 1 litre de préparation en moyenne, pas plus sinon ça déborde]
Répartir pour finir dans des pots de glace récupérés et mettre au congélateur... ou déguster de suite.
Suivant les fruits, la préparation peut prendre un côté mousseux fort agréable et léger, sans se départir pour autant du goût du sucre et du fruit. Ma dernière réalisation, un sorbet à la pêche, a été une réussite complète. Bien sûr, il n'est pas parfait, notamment lors du service quand il a séjourné dans le congélateur: il ne prend pas facilement la forme de "boule" comme les glaces et sorbet industriels, mais au goût c'est incomparablement plus naturel et très agréable, et ça fond véritablement en bouche!
Fruits testés: pomelo, citron (attention, pour le citron jaune il faut couper le jus avec de l'eau sinon c'est très très fort), pêche et prochainement mangue (la préparation attend dans le frigo).
Ma recette peut aussi se préparer sans agar-agar mais à ce moment-là il est judicieux d'utiliser du sucre pour gelées ou confitures dans les mêmes proportions; la pectine permet un meilleur sirop qui offre une meilleure tenue du sorbet et évite d'employer trop de sucre, ce qui cause parfois des râtés. Avec cette technique-là, avant l'agar-agar, j'ai pu faire des sorbets aux mûres mais aussi à l'ananas, à la pastèque, etc.
J'espère que vous réussirez de bons sorbets, même si le temps se rafraîchit un peu. Je suis pour ma part assez contente de cette recette.
***
Demain à priori c'est journée cinéma: Wall E et Batman, le chevalier noir, donc pas d'articles avant mardi ou mercredi (je n'ai pas eu le temps d'en préparer d'avance cette fois), je me rattraperai un peu avec des critiques de ces deux films et d'autres bricoles! ;)
Passez une bonne journée!
samedi 5 janvier 2008
Cocktail vitaminé: velouté de mangue acidulé
Ayant passé quelques jours à Noël en famille, à notre retour ça n'a pas
manqué: on est revenus les bras plein de choses, notamment de
nourriture et ...de fruits. Dans le lot une mangue déjà bien mûre et
que les beaux parents nous avaient pressés de manger au plus vite. Las,
la mangue a passé Nouvel An et elle était toujours dans la corbeille à
fruit par pure fainéantise de ma part, en compagnie d'autres fruits pas
mieux lotis. Mon mari en vient à râler que cette mangue soit toujours
là: j'en profite donc pour le mettre à contribution pour l'épluchage du
dit fruit. Je vais en effet improviser la "récupération" de tous ces
délaissés de la corbeille à fruits sur le champ!
Je dois vous avouer que le résultat est étonnant, à la fois très doux,
velouté (grâce à la mangue) et acide - mais juste ce qu'il faut - grâce
aux agrumes. La texture est très agréable et c'est sucré, juste assez.
Pour environ 75 cl de jus de fruits il vous faut:
- 1 belle grosse mangue ASSEZ mûre
(elle doit être rouge / orangée et molle au toucher, juste ce qu'il
faut car plus et elle serait pourrie de l'intérieur; il ne doit pas y
avoir de tâches brunâtres sur la peau); vous pouvez prendre une
mangue-avion et la laisser mûrir encore un peu si elle est encore un
peu ferme;
- le jus de 2 oranges, non traitées de préférence
- le jus d'un citron vert
- le jus d'un citron jaune
- le jus d'une mandarine ou d'une clémentine
- 1 ou 2 kiwis (j'ai mis 1) la variété à chair jaune de préférence ou
alors verte autrement (le kiwi jaune étant plus sucré et moins acide
que l'autre)
Dans un mixer, ajoutez la pulpe de mangue et le jus des agrumes, le ou
les kiwis en morceaux grossiers et mixez le tout finement. Le jus sera
relativement épais, donc vous pouvez soit le verser tel quel dans une
bouteille pour le conserver et le diluer ensuite avec de l'eau et en
faire ainsi une plus grosse quantité ou tout diluer d'un coup (à votre
convenance). Si vous ne diluez pas, il est inutile de rajouter du sucre
(à priori).
Voilà de quoi commencer l'année avec du tonus, du goût et... une bonne dose de recyclage! ^^
Régalez-vous!
[ Désolée, pas de photos d'illustration pour cette fois-ci ]
jeudi 15 novembre 2007
La présure... ou comment on m'a cassé le mythe du fromage!
J'ai récemment appris un truc qui pour moi était assez édifiant. Autant dire que mes croyances d'enfance se sont effondrées d'un coup!
En parcourant le calendrier d'une association de défense animale
québécoise, je suis tombée sur un article sur les laitages et notamment
les conditions de l'élevage bovin (en général). J'y découvre un terme
nouveau: la présure, terme que j'entreprends immédiatement de rechercher sur Wikipédia.
J'apprends notamment que la présure c'est une substance que sécrète un
des estomacs des bovins, caprins ou ovins, et les jeunes animaux comme
les veaux ont la particularité d'en sécréter beaucoup plus. Pour
fabriquer le fromage et faire le "caillé" il faut des coagulants.
Depuis des siècles, on utilise ainsi la présure dans la fabrication du
fromage.

Cela veut dire quoi concrètement? Et bien chers lecteurs, cela veut dire que les veaux (mais aussi les chevreaux et les agneaux, car cela concerne tous les types de lait) sont tués et qu'on prélève chez eux le quatrième estomac afin de recueillir le fameux liquide. Ca n'est pas forcément très émouvant en soi, car certains d'entre nous consomment du veau, et ceux qu'on tue et sur lesquels la présure est prélevée sont abattus également pour fournir de la viande (mais pas toujours j'imagine... ne rêvons pas). Donc je suppose que cela ne va pas choquer certains d'entre vous.
Et bien pour ma part, je reste bouche bée. J'ai toujours cru, un peu comme un enfant croyant dur comme fer à la magie, la vraie, j'ai cru que faire du fromage ça supposait juste l'existence du lait et la fermentation et qu'il fallait laisser faire le temps. Alors d'apprendre qu'on utilise l'estomac des veaux, donc qu'on prélève un organe animal pour réaliser le fromage (certes la présence de présure est faible dans le pourcentage total de lait mais tout de même!) et bien... ça me laisse perplexe. Fort heureusement, j'ai appris qu'il y avait aussi des fromages qui étaient fabriqués avec des coagulants végétaux, mais ils ne sont pas légion. Pour ainsi dire, les fabricants de fromages à Appellation d'Origine Contrôlée sont tous obligés d'utiliser de la présure ainsi que les fabricants de fromages sous label rouge. Si vous voulez privilégier des fromages sans présure et avec des coagulants végétaux ou microbiens, voici quelques listes sur Animauzine.net et sur Vegetarisme.info.

Ci-dessus: fromages à présure
Je n'invite personne à arrêter de manger du fromage à présure et encore moins à devenir végétarien, je ne le suis pas moi-même. Je voulais juste faire part de mon "atterrissage" sur la réalité du sujet, et vous faire éventuellement connaître comment nos fromages sont fabriqués, et ce qu'ils impliquent, parce que j'estime qu'on doit savoir. Je vous passe les conditions de vie de la majorité des élevages bovins car bien que nous soyons consommateurs et que nous ayons le droit de refuser de telles mesures (plus on consomme plus il faut produire, et donc plus l'agriculture et l'élevage deviennent intensifs et plus les conditions d'exploitations sont "cruelles"), il faut admettre que les exploitants ont eux aussi leur part à jouer, et puis c'est encore un autre et vaste sujet.
Je conseillerai donc juste d'apprendre la modération: non, les produits laitiers et à fortiori les fromages ne sont pas nécessaires dans des quantités faramineuses pour avoir une bonne santé et de bons os. Je vous donne mon propre exemple, en étant convaincue qu'il y en a bien d'autres: ayant toujours été gavée de fluor, de calcium et d'autres vitamines et minéraux étant enfant, cela n'a nullement empêché des problèmes osseux de se développer avec notamment une scoliose importante ayant nécessité une intervention chirurgicale, car mes carences étaient ailleurs. Méfiez-vous donc des multiples propagandes poussant à la surconsommation, qu'il s'agisse de laitages ou d'autres choses, jugez vous même de ce dont vous avez réellement besoin, équilibrez votre consommation, et ce sera la nature qui vous le rendra... et cela fera moins d'animaux sacrifiés sur l'autel de la gastronomie.

Maman brebis et son agneau
En ces périodes de fêtes, essayez de penser aussi au-delà du simple
produit qui va atterrir dans vos assiettes, ou que vous allez préparer,
et en particulier s'il s'agit de viande ou de poisson. Il est bon des
fois de prendre le temps de considérer les "sacrifices" nécessaires
pour satisfaire nos estomacs, prendre aussi en considération le travail
de ceux qui se trouvent en coulisse (non, tous les bouchers et les
équarisseurs ne sont pas des psychopathes en devenir...), ils ont un
métier ingrat et difficile, et m'est avis que peu d'entre nous
aimeraient prendre la place du "matador" (bon je laisse de côté le sacrosaint automatisme des machines assommantes et tueuses qui déculpabilisent les exploitants).
Source photos (libres de droit): Stock.xchng





















