Mille et un sentiers

Nature * Culture * Photo * Rando Expériences de ciné, lecture, photo; promenades diverses par monts et par vaux; (re)découverte de la nature et ses petits trésors; tests culinaires et loisirs créatifs...

mercredi 26 novembre 2008

J'irai dormir à Hollywood

Non, pas moi. Mais Antoine de Maximy, vous savez? Le fameux Antoine de J'irai dormir chez vous, qui sillonne la planète à la découverte de l'Autre, ce qui donne des rencontres parfois très improbables. Et bien il en a fait un film, lors d'un voyage aux États Unis, de la côte est à la côte ouest, le but du voyage étant d'être invité chez une star ! Autant dire que le défi était de taille!

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Si vous êtes fâchés avec les Etats Unis et les Américains, voilà un film documentaire qui va peut-être vous réconcilier avec eux et remettre les choses un peu à leur place. Filmé et réalisé par Antoine de Maximy et après un long montage (vu la quantité de rushes phénoménale), construit sur les mêmes principes que son émission, on découvre le vrai visage de l'Amérique, la multiplicité des êtres et des cultures au sein d'un seul immense pays, des personnalités farfelues, des gens dans des situations graves aussi parfois, une réalité pas toujours simple, telle l'après Katrina à la Nouvelle Orléans, ou la situation des indiens des réserves, les sans abris... le tout sans long discours, sans détachement, et avec une certaine tendresse, une certaine compassion, beaucoup de respect et avant tout, sans aucun jugement, et toujours la pointe d'humour qu'on connaît à Antoine de Maximy.

...Et on peut dire en effet qu'on rit ou qu'on sourit beaucoup durant ce film, même quand les situation sont parfois graves. Il y a beaucoup de leçons à tirer des gens rencontrés, des images montrées, des situations parfois totalement décalées. On regarde ces gens, on regarde l'Amérique et on comprend qu'eux c'est nous, qu'ils ne sont pas mieux lotis, peut-être même que parfois c'est nous qui sommes dans une meilleure situation que beaucoup d'entre eux... Le tout avec une bande sonore très agréable à écouter (pour ma part) !

Comment un aussi grand pays peut-il abriter autant d'inégalité, autant de contrastes, autant de richesse comme de pauvreté... l'un n'allant pas sans l'autre? La toute dernière rencontre est marquante et symbolise à elle seule toute une philosophie de vie, complètement à l'opposé du capitalisme mais si proche de l'idée de liberté tant véhiculée par la culture américaine. Mais je ne peux en dire trop, vous devrez voir le film pour pousser la réflexion.
J'ai énormément aimé ces morceaux de voyage et de rencontres, beaucoup ri, été touchée autant par les gens que les situations, les paysages, la douce folie d'Antoine qui est décidément très, très culotté... pour notre plus grand plaisir ! Et... restera l'image mémorable de ce corbillard de chez Cadillac, le "meat wagon", qu'Antoine a rafistolé et repeint, toute une histoire dans l'histoire, presque la star à elle seule (je parle de la voiture), avec les personnes rencontrées du film.

Un bon excellent moment de cinéma que je ne regrette absolument pas !

Bonne semaine à tous... et bon ciné si vous y allez!

(la semaine prochaine, la critique de la suite de Mesrine, l'ennemi public n°1, une grosse déception mais à laquelle je m'attendais...)

*** *** ***

PS: article en retard et tapé aujourd'hui "en vitesse" car j'ai eu ce matin un petit invité surprise dont je vous joins la photo ci-dessous. Le chaton de la voisine s'est retrouvé enfermé dans la cage d'escalier et du coup, pour la deuxième fois, je l'ai gardé quelques heures dans l'appart, pour le plus grand bonheur de Celtic qui était très occupé à le scruter et à tenter de jouer avec ! Et oui, j'ai fait du "cat-sitting"!

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(avec mon Celtic, qui voulait jouer, mais le petit se laissait pas faire! ils se cherchaient tous les deux!)

Autrement, rien à voir mais je suis encore une fois dans le cartonnage, toujours des range-revues à faire; je dois dégager la place pour mon mari en prévision des dizaines voire vingtaines de BD qu'il va y avoir entre maintenant et après-Noël... dans la foulée mon album-cd à finir (reste plus grand chose), des cartes de voeux et l'étude de mes prochains albums, mini-albums ou pages (pfff je m'en sors pas, j'ai encore du matériel à acheter avant de pouvoir m'y mettre, c'est dur quand le budget est très serré) et je ne vous parle pas de la confection des biscuits de Noël dès le mois de décembre!

Pas de digiscrap de si tôt ni même de montage-photo: non seulement j'ai plus trop envie pour le digiscrap mais en plus la suite Adobe m'a lâchée et je ne sais pas encore comment la réparer, probablement en désinstallant et réinstallant tout... je suis bien embêtée je vous avoue car je n'ai plus de Photoshop et je déteste tous les autres logiciels du genre (ne me parlez surtout pas de The Gimp!!!) ! Allez, à bientôt, j'espère pour autre chose que du ciné !

Bon après-midi !

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mercredi 19 novembre 2008

BD: le Grand pouvoir du Chninkel (par Rosinski-Van Hamme)

Pas de ciné aujourd'hui, je n'y suis pas allée ce weekend, mais un petit tour du côté de ma bibliothèque... enfin celle de mon mari plutôt! J'ai pu lire pendant mon repos forcé d'il y a deux semaines, Le grand pouvoir du Chninkel, bande dessinée par Rosinski et Van Hamme.
Ce grand classique de la BD narre les aventures d'un chninkel, J'on, sorte de lutin (certains pourraient y voir un hobbit), rescapé d'une guerre que se livrent depuis des temps immémoriaux ceux qu'on nomme les Trois Immortels. Dans cette lutte éternelle et sans merci, le peuple Chninkel tient le plus mauvais rôle: tantôt chair à canon tantôt forçats. J'on échappe un jour à sa condition et à une mort certaine par le biais d'une apparition divine, une étrange pierre noire flottant dans les airs. Elle lui confie une mission, celle de sauver son peuple, lui attribuant au passage le Grand pouvoir dont J'on ignore complètement la nature...

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Le grand pouvoir du Chninkel, c'est en fait un gros "mix" entre 2001 l'odyssée de l'espace et... la Bible ! Le tout avec des accents très empruntés à la fantasy de Tolkien, sans conteste l'un des précurseurs avec le Silmarillion et le Seigneur des Anneaux. Il y a la même tentative de recréér un univers avec son propre mythe, précédant l'histoire moderne de l'Homme. Le récit oscille entre le philosophique et l'action, avec une pointe d'humour et du grivois. L'univers visuel est riche et excentrique, la maîtrise totale. Cependant, je suis restée sur ma faim. Pour moi, même si dans l'ensemble, tout à l'air fantasque, dans le fond, je n'y ai vu rien de très neuf, mais il faut dire que la BD date de 1988 donc il faut peut-être la replacer dans le contexte de la BD de l'époque.

C'est parfois beaucoup trop calqué sur la Bible à mon goût, et le simple fait de ne pouvoir détacher la bande dessinée de cette oeuvre-là est pour le moins problématique. De plus, je ne vous cache pas que la fin est relativement sombre, négative; réaliste? Je ne saurais dire, mais c'est là que la vision apportée par l'auteur me semble la plus détachée. Pour y trouver un quelconque sens positif, il faut voir plus loin que la fin du récit et prendre l'histoire dans son ensemble, en tenant compte de notre propre époque et du film de Kubrick cité ci-dessus. Cela reste une bande dessinée à lire, parce que l'approche reste intéressante, mais comme certaines bandes dessinées, j'ai trouvé que l'exercice de style était plus avantageux dans le dessin que dans le scénario, malgré la richesse de celui-ci.

A noter que Rosinski-Van Hamme sont célèbres pour leur collaboration à la série Thorgal (depuis les deux derniers tomes, Van Hamme a cédé sa place à Yves Sente).

***

Pour continuer dans la BD, j'ai appris par le biais du blog de Biche qu'un autre blog, Mon beau sapin, peut faire gagner à plein d'enfants de familles modestes, la possibilité d'avoir un cadeau de Noël, et chacun de nous peut y participer. Il suffit de se rendre sur le blog tous les jours afin de visualiser les créations BD diverses d'auteurs différents. De nombreux artistes se relaieront pendant plusieurs semaines et le nombre de visiteurs uniques déterminera la somme dédiée aux cadeaux. Une belle initiative et originale avec ça! :) N'hésitez pas à y faire un tour et à en parler autour de vous!

Bonne journée, et merci encore pour les commentaires.

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vendredi 14 novembre 2008

Circuit de la Mantelette (Nans les Pins - Var)

Continuons notre marche du côté de Nans les Pins où je vous avais déjà emmené il y a déjà un moment visiter le sentier botanique et les ruines du château.
Le circuit proposé cette fois-ci est plus long et requiert une petite préparation: prenez soin d'emmener de quoi boire (en tout temps) et un chapeau (en cas de soleil) car il y a une portion où l'ombre est inexistante! Il est possible de pique-niquer à certains endroits mais en ce cas-là, prévoyez léger (il faut une petite marche jusqu'aux clairières où l'on peut se restaurer) et surtout prévoyez des sacs poubelles pour ramener vos déchets car il n'y a pas d'installations sur place! De même, la restauration se fera à même le sol donc pensez à emmener une natte ou une couverture...

Carte schématique de la randonnée

modèle pris sur la carte IGN Top 25 3345 OT, Signes Tourves, que je conseille fortement.

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Le départ est le même que pour le sentier botanique et les ruines: une fois garé dans le village, on prend la direction de la Chapelle de la Miséricorde et on monte comme pour aller au parcours botanique. C'est arrivé à la barrière qu'au lieu de prendre à l'extrême gauche, on taille tout droit, dans un sentier qui passe par un sous-bois. En vous retournant vous pourrez voir un bout du village et après le sentier s'enfonce sous la végétation; à un moment dans le sous-bois, il y a un chemin sur la gauche à ne pas prendre; aller sur la droite ou toujours tout droit. A un moment sur la gauche , il y a un terrain découvert mais dont l'accès est privé, peut-être l'oppidum, à vrai dire je ne sais pas trop; continuer toujours tout droit jusqu'à prendre un virage complètement à droite qui monte légèrement: on sort du sous-bois pour entrer dans la garrigue.

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La nature du sol va devenir plus sèche et la végétation devient typique: genêts, cistes cotonneux, arbres rabougris ou morts, des restes d'anciens feux de forêts ou impacts de foudre. On peut apercevoir du bas le rocher où est plantée la Sainte-Croix et les ruines du château. Au loin, les collines, parfois calcinées et à la végétation bien basse, et quelques pistes employées par les pompiers. Le chemin descend doucement et vous passerez à un moment sous l'ombre agréable d'un petit bosquet de pins; on y trouve parfois au sol pendant le printemps des orchis pyramidaux, donc ouvrez l'œil car c'est assez petit ! En poursuivant, vous arriverez sur un terre-plein sablonneux où se trouve une citerne. Poursuivez toujours tout droit, le sentier continue de descendre.

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A l'époque où nous sommes allés nous promener, plusieurs cultures étaient mises en place le long de cette portion du sentier, autour du lieu-dit de la Mantelette. Essentiellement des vignes et des oliviers. Depuis, tout ceci a du bien pousser. Les cultures sont pour certaines sur terrasse avec des murets typiques de la région. On notera au passage les vieilles ruines d'une bâtisse qui déjà à la base devait être un domaine agricole, et un bassin. un peu plus loin. A proximité, plus bas dans la descente, une clairière indiquée comme étant le lieu nommé Mantelette, avec un petit bâtiment dans le fond. Cela se trouve sur la gauche en descendant sur le chemin principal.

Le sentier continue en pente, à découvert, on peut admirer la Sainte-Baume. On continue ainsi jusqu'à ce qu'on arrive à un croisement signalé par plusieurs panneaux de randonnée. Vers la gauche, on va vers Saint-Zacharie/Auriol et ce qui nous intéresse se trouve à gauche, direction la Castelette. Passé le petit gué sur l'Huveaune, on se retrouve une piste qui est cyclable, donc faites attention, il y a assez de place mais il arrive que des groupes de cyclistes déboulent à fond la caisse ! L'Huveaune coule non loin, et de longues étendues d'herbe permettent aisément de se restaurer, près de la rivière et à l'ombre (c'est ce que nous avons fait pour le lendemain de mon mariage et c'était très agréable!). N'oubliez pas de ramener vos déchets non organiques avec vous! ;)

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Il faut continuer de suivre la piste, régulièrement indiquée par un balisage orange; on suit le fil de l'Huveaune par la même occasion. A un moment au loin, on note un réservoir et une barrière à incendie, mais la route se poursuit tout droit. Attention, c'est à ce moment qu'il va falloir être vigilant si vous voulez allez jusqu'aux sources de l'Huveaune ou à la grotte de Castelette, car le chemin est étroit et dissimulé par la végétation. Pour vous repérer, une très grande clairière où là encore on peut se restaurer. Il faut avancer vers les arbres et chercher sur la droite. Si vous faites la randonnée en avril- mai et qu'il a assez plu, vous ne pourrez pas manquer la rivière qui finira par être entendue. Une fois le chemin trouvé, vous pouvez parcourir doucement. C'est très rocailleux, donc les bonnes chaussures de rando sont impératives au risque de se faire une vilaine entorse. Sur le chemin au printemps, il y a plusieurs petites fleurs intéressantes: céphalantères à longues feuilles ou de Damas, lunetière, ophrys araignée, orchis pyramidal, orchis pourpre, globulaire, et évidemment du ciste, du thym et du romarin à foison ! Au bout d'un moment, il est possible à plusieurs endroits de descendre sur les berges et de faire une pause. Mais prenez garde de vous balader sur les rochers d'une rive à l'autre: parfois de belles glissades dans les "piscines" de la rivière.

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A ce propos, une petite note sur l'Huveaune: nous avons fait cette randonnée à trois périodes de l'année. Une fois en avril 2006, une autre en mai de cette année et une autre fois qui devait être en septembre 2004 ou 2005. Vers septembre, plus aucune eau: le lit de la rivière est à nu, entièrement blanc de calcaire. En 2006, il avait peu plu, et la couleur de l'eau était caractéristique d'une réaction chimique qui a lieu tous les ans quand le calcaire se précipite, alors que le niveau commence à baisser, donnant cette couleur bleu glacier à l'eau. La rivière crée ainsi de la roche qui s'accumule parfois autour des végétaux présents, emprisonnant certains arbres dans son lit. Et dans une année "faste" je dirais, comme cette année en mai, les vasques débordent presque, même si on sent que le niveau peut être supérieur; les couleurs sont très différentes, beaucoup plus chargées de l'ocre des déchets organiques, terre, mousse et surtout des cyanobactéries (algues bleues) qui vont justement aider à la précipitation du carbone et ainsi à la réaction chimique donnant la couleur bleu glacier. L'ambiance est très différente mais il est bon de voir les deux. La présence de ces algues fait qu'il est fortement déconseillé de se baigner dans l'Huveaune à cause des risques de toxicité pour la peau et les muqueuses, le foie et le système nerveux. De même que pour les chiens d'ailleurs... Et je ne vous parle pas de sa consommation sur place...

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A partir de là il est facile de remonter jusqu'à une des sources de l'Huveaune, passé un vieux et grand pin aux racines superbes et un pont de bois. Il suffit de prendre de suite à gauche, monter sur juste quelques mètres et voilà: la source jaillit d'un gouffre. Pour aller vers la grotte de la Castelette, si vous le désirez (ou même remonter sur l'hôtellerie de la Sainte Baume), il suffit de poursuivre le chemin en grimpant. Le reste est indiqué (balisage vert), mais la randonnée s'avérera par moment étouffante, car elle se poursuit dans des bois serrés où il est parfois difficile de cheminer sereinement car c'est très ombragé. Je ne suis pas entrée dans la grotte mais la source de l'Huveaune remonterait jusque là et il y aurait un lac sous la voûte (lu sur ce blog "les sources pétrifiantes de l'Huveaune"), il y a une vue sympa également. On revient sur ses pas jusqu'à déboucher sur la clairière par laquelle on est passé au départ.

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Là, reprise de la piste qui se poursuit à l'ombre. Il y a beaucoup de petits chemins sur le bas côté qui ont été tracés par les VTT ou les promeneurs. Notez aussi la présence d'un drôle d'arbre en forme de lyre. Si vous descendez sur les petits chemins adjacents, vous verrez peut-être des ophrys bécasse, très petits, mais qui poussent en nombre! On longe des champs d'aphyllantes de Montpellier (en floraison entre avril-juin) et quelques pommiers sauvages, des glaïeuls d'Italie et quelques orchidées, du lin, de la mauve ou des dames d'onze-heure... On finit par franchir une barrière et le chemin se fait route rocailleuse pour devenir entièrement route goudronnée. Quelques habitations et une fabrique qu'on ne peut pas louper. En face de la fabrique sur le côté gauche, un petit terre-plein avec des activités (hippiques? je ne me souviens plus). Se diriger dans cette direction: il y a un sentier indiqué qui ramène au village. On passe à côté d'un bassin, de maisons, terrains, prés avec des chevaux, buissons de mûres (dont on s'est déjà gavés) et on arrive à l'arrière d'un établissement de santé. La route, qui passe à nouveau sous les bois, va alors grimper un peu (goudronnée), elle n'est pas souvent fréquentée mais il faut quand même faire attention aux voitures ou aux deux roues occasionnels. Quand on sort de sous les bois, sur la colline de Nans, à gauche, on voit nettement les ruines du château. Poursuivre la route toujours tout droit jusqu'à la Chapelle de la Miséricorde et la rando est terminée... Une petite halte sur la place du village?

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On n'est évidemment pas obligés de faire la totalité du parcours. Par exemple, pour un pique-nique, on a fait la première partie de la randonnée jusqu'au petit gué sur l'Huveaune, puis on est repartis en arrière (attention, la montée est rude du coup quand on est chargés !). Ou alors ne faire que la boucle Chapelle - Mantelette - Chapelle, ou n'aller que jusque la source. On peu le faire à l'envers et même débuter juste au niveau de la fabrique, à laquelle on accède par la départementale D80 puis une petite route prenant la direction du Centre respiratoire. C'est donc une promenade intéressante et qui peut s'avérer très riche suivant le moment de l'année. Je préfère conseiller le printemps, pour la présence d'eau, des fleurs, et il fait moins chaud aussi. Voici quelques belles du printemps, rien que pour vos yeux:

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J'espère que la promenade vous aura plu, au moins avec les photos en raccourci car le descriptif fut long !

J'ajoute deux liens intéressants sur presque la même randonnée, avec des passages en plus ou en moins, mais dont les photos complètent très justement le parcours que j'ai proposé:

Nans les Pins et les sources de l'Huveaune

Autour de Nans les Pins

Je ne propose pas de durée de randonnée car c'est à chacun son rythme, mais prévoir une demi-journée pour prendre son temps et profiter du paysage, de la flore... et tout faire. Si vous êtes rapides vous pourrez pousser jusque l'ascension du Chemin des Roys. Une carte est recommandée: la première fois que nous avons voulu prendre le vallon de la Castelette, à la recherche de l'Huveaune et ses sources, on a tourné en rond sans trouver le chemin!

Bonne journée à tous.

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mercredi 12 novembre 2008

Mesrine, l'instinct de mort

Me revoilà pour une petite critique ciné que je vous dois depuis une semaine!
Auparavant, je remercie encore les commentaires et messages de soutien. Je commence à peine à me remettre de mes infiltrations et de ses effets secondaires qui m'ont fait une semaine pas toujours facile. J'ai donc pu finir ma boîte à revue hier soir, elle est au final tellement basique et imparfaite que je préfère vous épargner sa vue (rires). Mais elle est déjà en service et, si elle est banale et presque moche, elle m'aide déjà beaucoup quand même!
Mais parlons ciné!

Il y a donc plus de quinze jours, j'ai été voir le fameux Mesrine, l'instinct de mort, avec dans le rôle-titre Vincent Cassel.
Le biopic retrace les événements qui se sont déroulés depuis le service de Mesrine durant la Guerre d'Algérie jusqu'à sa séparation d'avec sa compagne d'alors, Jeanne Schneider.

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Succession de faits et méfaits, je n'ai senti à aucun moment le réalisateur prendre parti, ce qui est à la fois une bonne et une mauvaise chose. Les actes, spectaculaires, gagnent en intensité et en violence, dans une escalade implacable. Filmé sans complaisance, Mesrine apparaît comme un être à part, marginal, qui verse dans la monstruosité au fur et à mesure qu'on avance dans l'histoire, son histoire. Cette première tranche de vie est menée dans une cadence infernale, sauf en toute première partie du film, cadence qui croît avec l'ambition criminelle du personnage ainsi que sa mégalomanie.

C'est filmé efficacement, parfois presque à l'américaine, avec un suspense qui pourrait presque faire prendre parti pour Mesrine, si ses actes n'étaient aussi énormes et cruels. Par moments, il arrive que le côté spectaculaire, extraordinaire de ses actes, la presque facilité de leur réalisation, la folie destructrice d'un homme se croyant indestructible, puisse faire basculer et penser que c'est un héros, à l'instar de Jesse James, qui était une véritable crapule pourtant encensée aujourd'hui par beaucoup d'Américains. Fort heureusement, c'est là que la non prise de parti par le réalisateur est salvatrice. Nous, spectateurs, restons seuls juges de ce que nous voyons, de ce qui pour nous est juste, de ce qui est acceptable. C'est un bon film de gangster dans l'ensemble, mais pas transcendant. Évidemment, Vincent Cassel est formidable, d'un charisme à faire peur, donnant encore plus de substance au perso et le rendant aussi plus effroyable. Mais ce n'est pas dans cette partie que la transformation de l'acteur est la plus surprenante.

J'ai vaguement entendu dire que la deuxième partie du biopic était beaucoup moins distante avec Mesrine, et cela s'illustre dès l'affiche de L'ennemi public n°1, très provocante (voir ci-dessous), et qui, en dépit des réfutations du réalisateur qui s'en défend, fait automatiquement penser à un Christ crucifié, et par là-même à un martyr (voir l'affiche de La Passion par Mel Gibson). Il faudra donc qu'en tant que spectateurs, on continue à rester en recul face à cette biographie d'un personnage résolument sombre et pour les actes duquel il serait inconvenant d'avoir une quelconque ferveur.

L'ennemi public n°1 sort le 19 novembre 2008.
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jeudi 6 novembre 2008

Nouvelles et une petite carte...

Un petit saut de ma part juste pour donner des nouvelles et quelques explications.
Les 48 heures de convalescence sont passées mais je vous avoue, je suis encore fatiguée et j'ai encore des douleurs (pour la petite histoire, j'ai eu des infiltrations dans le bas du dos et il faut rester pendant 48 heures le plus longtemps couchée possible pour que cela diffuse au mieux; le problème c'est qu'aucune position, même couchée, me confère du repos...). Pour ces raisons, je ne peux pas trop rester assise, ni debout, ni même couchée, je suis mieux encore voûtée et tordue; je ne tiens pas trop en place en fait et si je peux consulter vos blogs, je ne peux pas poster partout comme je voudrais: j'ai laissé un commentaire hier chez Emilie des P'tits papoutes mais il m'en a coûté beaucoup... beaucoup trop, même si ce fût fait avec plaisir et même si je voulais en faire autant partout. Donc ne m'en voulez pas trop.

Pour que vous ne soyez pas venu(e)s pour rien, voici une petite aquarelle d'une branche de prunier en fleur (Ume en japonais), un des nombreux symboles du Japon avec les fleurs de cerisier (Sakura) dont ma petite sœur est fan, puisque c'était une carte pour son anniversaire. Malheureusement, je ne vous montre pas l'intérieur: j'ai du finir la carte en catastrophe en rentrant de mes infiltrations et je n'ai pris en photo que le dessin qui était, du coup, ce qui était un temps soit peu le plus réussi... A l'intérieur, sur le volet du milieu, une impression "Joyeux Zenniversaire" avec un oiseau stylisé asiatique et sur le troisième volet intérieur un petit mot. Elle ne l'a pas encore reçue mais elle ne consulte pas le blog - à priori.

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J'ai flouté juste en bas à gauche l'inscription. Le papier est de grain assez épais donc je vous étonnez pas des fibres très visibles.

Bonne semaine. J'espère à bientôt au plus vite et en meilleure forme !

Édition du jeudi 6 nov. 2008, 9:38 am

Je voulais dire que ça va un peu mieux que quand j'ai posté l'article ci-dessus hier même si c'est toujours pas la grand forme... J'ai aussi, j'en ai honte, complètement oublié dans ma précipitation de mettre un mot pour vous remercier pour tous vos gentils commentaires de soutien. Donc: grand MERCI à vous toutes !

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lundi 3 novembre 2008

Petite absence programmée...

Un petit mot juste pour prévenir que je ne serai pas trop là ces deux, trois prochains jours (il faudra donc que je décale mon article ciné probablement car pas eu le temps de le préparer pour ce mercredi). J'ai un repos forcé de 48 heures à partir de demain après-midi, rien de grave mais c'est obligatoire. Je ne pourrai donc pas vous rendre visite sur vos blogs respectifs avant mercredi après-midi ou soirée car je dois rester couchée.

J'en profite pour remercier les fidèles du blog qui laisse régulièrement des commentaires qui font toujours plaisir, même quand les goûts ne sont pas toujours partagés, mais c'est la diversité qui fait la richesse n'est-ce pas?! Merci à vous !

Bonne semaine à tous, à très bientôt !

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dimanche 2 novembre 2008

Bentomania

Bien après la scrapmania (qui se poursuit), la tongmania, la chabalmania, et récemment l'obamania, dans un tout autre genre voici la bentomania !
Certes, au Japon cela existe, je dirais presque depuis toujours (j'exagère sûrement n'empêche que les premières traces remontent entre le 12ème et le 14ème siècle), et chez nous aussi quelque part, mais c'est de plus en plus à la mode, façon nippone. Mais le bento quezako?

Photo Flickr: iampeas

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Un modèle de boîte à la mode (dont j'ai oublié la marque), il y en a de plus belles, laquées, décorées, plus chères aussi (moi j'aime beaucoup les "classiques" et les boîtes Totoro !

 

Chez les Américains, on la connaît sous le nom de lunch box, chez nous ce sont plutôt les Tupperware et autres "gamelles". Et bien chez les Japonais, c'est le bento... la fameuse petite boîte où l'on met le repas qu'on apporte au bureau, sur le chantier, à l'école, bref au travail. C'est presque toujours un repas complet et parfois aussi un goûter. Bref, un casse-croûte gardé hermétiquement...  la technologie aidant, on peut faire chauffer si on dispose d'un micro-onde sur le lieu de travail et si la boîte s'y prête (je me remémore certaines malheureuses qui ont négligé le fait que leur bento ne pouvait pas être mis à réchauffer). En fait, le bento c'est même plutôt le repas en lui-même que la boîte mais on a tendance à confondre.

Photo Flickr: VANnBER

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Au Japon, des rayons entiers dédiés aux accessoires pour le bento (jaimerais qu'on puisse en avoir autant en Province rien qu'avec la pâtisserie)

Je connais pour ma part le bento depuis ma plus tendre enfance, étant une fan assidue du Club Dorothée, et donc abreuvée de japanimations en tout genre... et, je n'ai su que récemment que ces gamelles utilisées par les personnages s'appelaient ainsi. C'est le site de Clea cuisine (Clea qui a rédigé l'excellent livre Agar-agar) qui m'a permis de redécouvrir avec plus de précisions et non moins de délectation "l'art" du bento! Car, si on y consacre du temps, c'est vraiment un art. Chaque menu est personnalisé selon sa fantaisie. Vous verrez apparaître chez certaines fans européennes du bentô, diverses déviations de la cuisine japonaise et ses nombreux types de sushis, makis et compagnie, qu'on agrémente uniquement aux légumes ou à d'autres choses, ne gardant que les principes et la base, parce que le poisson ici c'est souvent pas donné. Ils auront la forme de Kitty (dans Hello Kitty), d'un dauphin, d'un ballon et que sais-je encore! Chaque chose méticuleusement coupée voire découpée, disposée de façon à faire de l'oeil à son estomac au moment venu (en même temps quand on a faim ce n'est pas difficile de le faire craquer cet estomac).

Photo Flickr: Mamichan

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Bento classique: omelettes aux épinards, steak de saumon, salade de nouilles au thon, oignon vert, céleri branche et sésame

Photo Flickr: Brennx0r

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Bento classique 2: poissons, rouleaux de riz et avocat, pois, concombre en forme de fleurs de cerisier, sauces diverses, fraise et mangue...

Je vous vois venir: où trouver le temps de faire tout ça?! Et bien on n'est pas obligé de sculpter et d'avoir une tonne de matériel (ceci dit, la jolie petite bouteille en plastique pour garder la sauce c'est très pratique), on est libre de faire son repas comme on veut, aucune restriction, tout est dans l'imagination! Que ce soient des restes, des portions du repas prévu pour le soir, etc, vous pouvez faire comme bon vous semble et suivant votre régime si vous en faites un spécial (végétarien, sans sel, etc). En général le menu se compose d'une entrée (souvent crudités), d'un plat (dans un compartiment à part qu'on peut réchauffer) et d'un petit dessert (souvent des fruits). Et les boîtes existent en plusieurs tailles standard, suivant les appétits! Elles sont compartimentées, soit à l'origine, soit par de petits accessoires permettant de le faire, ou des contenants de plus petite taille pour chaque plat.

Photo Flickr: Chotda

Bento fantaisiste: sardines grillées à la sauce soja sur lit de riz à la vapeur, salade et poivron rouge

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Bon, sincèrement, je n'en n'ai pas l'utilité, je ne bosse pas encore! Mais ça fait envie, de si jolies boîtes (il y en a pour tous les goûts en boutiques spécialisées), de si jolies présentations et... grâce à Internet, on trouve quelques blogs excellents qui fourmillent de bonnes idées à piquer par ci par là, même pour un petit pique-nique! Et les éditeurs suivent le mouvement, car plusieurs livres sont sortis dernièrement, dont un de Clea justement, Mes p'tites gamelles: manger bio au bureau. Mais aussi Y'en a marre du sandwich au thon! Petits plats en kit à s'emporter au bureau le midi, de Stéphanie de Turckheim et Lunch Box de Isabel Brancq-Lepage. D'autres ouvrages aussi mais en anglais dont Bento boxes de Naomi Kijima.

 

J'espère que ce petit tour culinaire vous aura intéressés; même sans être adepte, il faut avouer qu'il y a de très belles choses et que... ça fait envie (voyez les liens plus bas)! ;) Ce n'est pas sans rappeler en plus le "scrapcooking" (qui est aussi une marque déposée).

 

Sur ce, bon appétit quand vous passerez à table!

Et bon dimanche! (n'oublions pas d'avoir une pensée pour nos chers disparus)

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Quelques liens incontournables pour découvrir le bento, avoir des idées de menu, des astuces, des adresses...:

French Bento
Dans mon bento
Pimp & Pomme

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samedi 1 novembre 2008

Regards sur l'automne: le pommier et ses fruits - paysages de vignoble

Le même dimanche que celui où on a cueilli les kakis... le 19 octobre dernier.
Sur le même terrain, il y avait un beau pommier, avec des fruits aussi piqués que les kakis par les mouches pondeuses d'asticots, mais c'était tout de même de beaux fruits très tentants (vous pourrez en juger) mais qu'on a laissés sur place. Il avait plu et les pommes étaient couvertes de gouttes, c'était assez joli.

pommier___ses_fruits

Feuilles par Graziela Mendes, Vintage Summer kit
Polices: Howser, jailbIrD JenNA

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A notre retour, j'ai voulu voir sur un chemin du village s'il n'y avait pas des baies de cynorhodon (églantier), pour éventuellement en cueillir afin de faire une gelée ou une confiture. C'est une toute petite route qui serpente entre les vignes et qui porte le joli nom, un peu vieillot, de chemin de la Foncouverte. Outre de nombreuses baies sauvages (que je vous montrerai un autre jour si vous voulez bien) dont une très rigolote, il y avait déjà les premices de belles couleurs d'automne, même si le ciel était un peu gris. Cela fait des paysages mouillés, un peu mélancoliques, avec des teintes qui réhaussent un peu le blanc (ou la grisaille) du ciel. Voyez:

paysage_automne

LiviaY Designs, Fall splendor kit pour la feuille qui sert de base au titre
Polices: My own topher, Missed your exit

Astuce: la photo de fond a été dupliquée sur photoshop; le calque du dessous en couleur, celle du calque de dessus en noir et blanc; il suffit ensuite de prendre la gomme, avec un pinceau de bon diamètre, à bord flous et d'effacer la partie de la photo en noir et blanc qu'on veut, pour voir apparaître celle du dessous en couleurs. Le reste de la photo en noir et blanc a été floutté (flou gaussien).

Passez tous un beau samedi !

Posté par _Nouillette_ à 08:00 - Sur les chemins - Commentaires [7] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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